Edito

espoirvL'été est passé avec son lot d'événements classiques qui plaît tant au maire de Béziers, la féria avec ses messes et ses taureaux, le son et lumière toujours aussi nationaliste, des travaux « pharaoniques ». Heureusement, un après-midi de juillet, nous avons pu voir une centaine de vélos et donc de cyclistes de l'Altertour, dans Béziers, témoignant de la volonté de modifier le « tout voiture » si présent dans notre ville.

L'automne est là avec, entre autres, un nouveau parlement dont une élue à Béziers, soutenue par le front national, l'ouragan Irma et ses désastres, la non reconduite de contrats aidés qui met le milieu associatif en grande difficulté, la collaboration entre le Medef et le gouvernement. A Envie à Béziers, les différentes rentrées, scolaires, sociales, politiques et culturelles nous occupent et ce nouveau numéro s'en fait l'écho. Les articles approchent les sujets avec cette même énergie qui nous habite depuis la création de ce journal. Toujours en veille, en questionnement, en résistance.

Edito

L'extrême droite et son courant fasciste chrétien vient avec seulement 22 % du vote des inscrits de remporter la seule mandature qui lui manquait. Béziers est devenue une immense tache noire sur les cartes électorales et dans la réalité. Dans ces conditions nous ne pouvons pas nous satisfaire des 27 588 personnes qui ne sont pas venues voter sur la ville, ni des 3038 suffrages de moins pour l'extrême droite entre les seconds tours des élections présidentielles et législatives.

Nous ne pouvons pas nous en satisfaire et nous devons sur Béziers et le biterrois tirer des leçons de cette séquence électorale qui vient de se terminer, en mettant en débat :

• Cette 5ème république démocratiquement et socialement à bout de souffle.

• La seule perspective qui nous était offerte, voter au second tour des législatives 2017 pour une ex filloniste, membre du MEDEF, ou voter pour le relais local de Civitas et de l'Opus Dei.

• Une gauche fratricide qui a donné le spectacle hallucinant de passer plus de temps à se taper dessus plutôt que sur l'extrême droite et la droite.

• Une droite totalement divisée sur le fait de soutenir le clan Ménard ou de présenter ses propres projets.

• Un mouvement citoyen et associatif largement vivace et représentatif mais souvent dépendant des appareils politiques lors des séquences électorales.

Si nous ne voulons pas être condamnés à une position de spectateurs d'un mauvais film qui se passe sans nous, la question de l'irruption de la citoyenneté sur la scène biterroise est posée.

A30collageALIENEn biterrois et ailleurs, face à la victoire de Macron et au doublement des votes FN :ne rien laisser faire ! Les élections présidentielles ont donc rendu leur verdict et le FN n'accèdera pas à la fonction suprême.

Nous ne pouvons que nous en féliciter, car il est facile d'imaginer la force de frappe qu'aurait représenté la présidence de la république pour les idées qu'il véhicule. Ceci étant, le "mozart de la finance" qui a endossé le costume présidentiel constitue un autre danger, celui du tohu-bohu du détricotage libéral, celui de la mise en musique du moins disant social.

A Béziers, les élections présidentielles (comme nous le montrons dans de nombreux comparatifs) font apparaître des données importantes.

En premier lieu l'extrême droite perd au second tour sa première élection depuis 2014. A l'inverse des autres villes FN, la fille du père n'arrive pas en tête sur Béziers ville.

chambat« L'air du temps », petits mots qui trottent dans la tête. « C'est dans l'air du temps »... Mais cet air là, de ce temps là, est parfois difficilement respirable : division, pollution, surexploitation, désislamisation, migrations, trumpisation, élections, compromissions, trahison... De quelque côté que l'on se tourne on peut trouver une source d'angoisse, une raison de désespérer et de se dire « A quoi bon ? ». Mais, en prenant la peine de décaler un peu son regard, pas de beaucoup, juste quelques millimètres, on peut trouver l'ouverture par laquelle l'air frais peut passer.


Dans ce numéro d'Evab, nous traitons de sujets graves, sans se voiler la face, mais sans le faire de façon alarmiste : expliquer, décortiquer, rendre compte de la façon la plus objective possible sont des moyens efficaces de décaler le regard : comprendre ce que l'on combat constitue déjà un début de victoire. Béziers et sa « trumpinette » y sont peut être moins présents, mais l'urgence climatique ou le sort des réfugiés, les élections présidentielles ou la crise démocratique sont des enjeux autrement plus cruciaux que les projets architecturaux délirants de notre mégalo local.

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« Good Night and Good Luck ». C'est par cette phrase que le journaliste Edward R. Murrow clôturait ses émissions sur CBS dans les années 50 comme le montre Georges Clooney dans le film éponyme qu'il consacra à sa lutte contre le maccarthisme. Pourquoi cette phrase nous vient-elle à l'esprit en ce début d'année 2017 ? C'est qu'on ne cesse d'en finir avec cette page de notre histoire, qui aux lendemains de la Seconde guerre mondiale redistribua les cartes mondiales : guerre froide, guerres d'indépendance. Le nostalgérique et anticommuniste Robert Ménard à Béziers n'en est qu'un triste avatar. Nous revenons dans ce numéro sur ses tribulations. Si elles ont des allures de buzz et tentent de propager une idéologie dangereuse, elles sont de plus en plus lourdes de conséquences pour la ville et participent de son délitement. 

Sous le F.N ... et pas que ... La plage !

collagechiens1VPour cette quinzième édition d'Envie à Béziers, nous consacrons notre dossier à l'Abcr, l'Association biterroise contre le racisme, attaquée laborieusement par la municipalité d'extrême droite. L'histoire de cette association n'est pas un épiphénomène local. C'est l'histoire d'hommes et de femmes qui luttent pour établir plus d'équité entre les êtres humains. En d'autres temps l'Abcr avait pu être en butte à une mairie de droite qui refusait d'inscrire à l'école des enfants roms et avait pu se prévaloir de subsides départementaux de gauche. Mais aujourd'hui l'Abcr est attaquée de plus belle et perd ses soutiens institutionnels : la classe politique porte un même credo libéral et raciste qui se propage tragiquement à travers la société. En témoigne le texte de loi du 7 mars 2016 relative au droit des étrangers en France divisés en catégories : ceux dont le titre de séjour porte la mention « passeport talent » et ceux qui sont « non autorisés à travailler », c'est-à-dire à subvenir à leurs besoins.

maillotdebainbleuToute la vulgarité du monde pour cacher ses échecs et la misère
A croire que les degrés Celsius accumulés au compteur de cette année chaude et sèche mettent toujours plus en ébullition les cerveaux des tenants de l'Ordre identitaire. Que n'a-t-on pas dit, écrit sur un vêtement de plage quand la démocratie souffre, malade partout des coups d'Etat sécuritaires, parlementaires ou électoraux. Du coup, notre premier édile qui ne manque pas de vouloir se faire remarquer et qu'on le remarque, tente de se démarquer davantage. Pour cela, il enfonce un peu plus sa théorie fumeuse du grand Remplacement, appuyée sur ses délires paranoïdes de classes d'élèves composés quasi exclusivement de musulmans, les ennemis intérieurs désignés partout comme tels. Et plus c'est gros, plus ça passe, comme dirait l'autre, car le terrain est préparé de longue date. Déjà, on se souvient du bruit et de l'odeur de Chirac à Orléans en 1991 qui en substance ne disait pas autre chose que notre Caudillo pequeno sur, sinon l'impossibilité, au moins la très grande difficulté du français de vivre ensemble avec l'Autre.

lare volutionTreize est sans aucun doute le plus significatif des nombres d'un point de vue superstitieux. Les nombreuses incidences du nombre 13 dans divers domaines temporels, religieux, historiques ou mathématiques semblent expliquer le caractère mystérieux et les superstitions entourant ce nombre.
Pour la presse je ne sais pas mais pour EVAB tous les nombres sont des numéros du bonheur et du plaisir de nous adresser une nouvelle fois à vous. Alors cette 13ème parution si elle est une édition comme une autre, s'adresse désormais aux 105000 visites d'internautes depuis notre création.
C'est avec un enthousiasme toujours présent et l'envie qui nous caractérise que nous vous proposons articles, images et réflexions sur la vie biterroise en particulier sur le climat social et des liens qui existent et résistent dans la Ville.


N28 edito Avril16netQuel fossé de position entre les années Trente et ce premier tiers du XXIème siècle pour les femmes dans le Monde. Et qu’on ne s’y trompe pas, les archaïsmes religieux et du patriarcat ne sont pas l’apanage des seules sociétés en proie aux conservatismes islamiques, loin s’en faut… Que l’on pense à toutes les attaques frontales qu’elles subissent dans leur image, leurs droits et leurs places dans l’espace public ailleurs.


Les sociétés occidentales post-modernes aggravent les situations des femmes par un conservatisme libéral. L’ordo libéralisme économique attaque le droit des salariés dont on sait que les premières victimes sont les immigrés et les femmes. Elles sont attaquées dans leurs statuts et dans leurs droits. Que penser des prises de position des candidats à l’investiture républicaine aux Etats-Unis, dignes des archaïsmes les plus rétrogrades, que penser des mesures, mêmes symboliques prises par les présidents les Républicains des conseils régionaux en France, que penser des positions de la Hongrie, de la Pologne ?

N21 1menardken pis NEW

Ce numéro d'EVAB va vous faire découvrir un dossier sur la culture, et aborde parmi d'autres sujets, la polémique sur le prix de l'eau. C'est donc au carrefour de la culture et de l'eau que nous vous proposons un GRAND JEU CONCOURS.

Le 30 juin 2014, Robert Ménard déclarait : « L'été prochain, la place Jean-Jaurès sera construite autour d'une fontaine musicale splendide. » Il semblerait que depuis, le chantier, qui a commencé par des fouilles préventives et détruit le skate-park de la place Jean Jaurès, soit plutôt au ralenti, et même à l’abandon disent les plus pessimistes.

Biterroises, Biterrois, à vos plumes et crayons. Il s’agit pourtant d’un projet de 2 M € ! Certes c’est un peu moins que les 2 300 000€ que coûte le bâtiment des Galeries Lafayette, mais nous n’allons tout de même pas laisser perdre ce qui ne représente que l’équivalent d’un siècle et demi de Smic… une misère effectivement. 

 

Bonjour, l'année 2016. Bonjour, les fidèles lecteurs du journal de l'info, de l'ouverture et de l'optimisme.

 


Nous restons attachés à produire une information large sur ce qui se passe à Béziers, à témoigner de la volonté de citoyens de rétablir une vision des initiatives créatives, alternatives et tolérantes qui naissent de l'esprit et de la volonté du vivre ensemble, ceci en opposition aux imprécations, exclusions, violences, foucades, dénonciations, provocations et partialités municipales.

Edito
Voilà un an que des Biterrois, beaucoup de jeunes et quelques moins jeunes, scandalisés par la forme et le contenu du JDB ont décidé de se lancer dans l'aventure d'un contre journal : En Vie À Béziers.

Ils l'ont voulu satirique pour dénoncer les outrances idéologiques :

L'apologie de l'arme à feu, « amie de la police ». La nostalgie d'une Algérie française et d'un colonialisme révolu et condamné. La dénonciation d'un Monsieur X (qui fit pschitt), la délation de citoyens biterrois présentés comme de dangereux terroristes (affaire en cours). L'incitation au rejet de l'autre, celui qui n'est pas comme nous, et en particulier le tristement célèbre « ils arrivent », suivi du scandaleux « vous n'êtes pas les bienvenus ». Une pratique de la religion chrétienne que la hiérarchie catholique ne cautionne pas : messe aux arènes désapprouvée par l'évêque, refus d'accueillir les réfugiés allant à l'encontre de la consigne papale. Les multiples buzz médiatiques de son maire, prêt à faire n'importe quoi pourvu que l'on parle de lui (fichiers élèves, vidéo des réfugiés, etc.)

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Et vous, dans quelle case serez-vous ? Désormais à Béziers, chacun est étiqueté : religion, opinions, origines, orientation sexuelle, tout est prétexte. Opposer les gens, diviser pour mieux régner : autant de vieux pots dans lesquels se mijotent de bien mauvaises soupes…


À la rédaction, on a envie de parler d’un autre Béziers. Et il existe. On le côtoie tous les jours. Nos articles en témoignent. Quelle tristesse que le monde de l’identité : menu unique, vêtements uniformes, fantasmes calibrés… Notre quotidien c’est la diversité : la gaieté de la différence, les vertus du dialogue, la richesse des cultures mêlées. Vive le différentiel ! Le courant passe, avec lui l’énergie, la vie.

 "En Vie à Béziers" marque une pause cet été, mais notre fine équipe ne chôme pas pour autant. Nous vous concoctons de nombreuses nouveautés pour la rentrée, et avons d'ores et déjà le plaisir de vous faire part de la naissance de l'association "En Vie à Béziers" à laquelle vous pouvez adhérer en téléchargeant le bulletin disponible en suivant ce lien. Après des débuts informels et forts de notre succès (plus de 30 000 lecteurs à l'heure où nous rédigeons ces lignes !), nous profitons de l'été pour nous organiser, nous structurer, et vous donner toujours plus envie de nous rejoindre.

Edito - journal envie a beziers

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