"La loi, c'est la loi…" affirme Robert Ménard…quand ça l'arrange ! En revêtant un gilet jaune en séance du conseil municipal, il n'hésite cependant pas à violer les règles de la République. 

Par JC

Lors de la séance du 26 novembre 2018, les conseillers municipaux de la majorité ont revêtu un gilet jaune et ont conservé cet accoutrement pendant toute la durée de la réunion.

La position du préfet

Surprise par un tel comportement, une journaliste interroge le représentant de l’État dans le département ; ce dernier lui répond qu'à sa connaissance il n'existe ni loi ni règlement qui impose le port, par les conseillers municipaux réunis en séance publique, d'une tenue vestimentaire particulière. Le sous-préfet a raison ; mais il ignore, ou fait semblant de méconnaître, le principe de neutralité applicable aux actions publiques.

La neutralité de l'action publique bafouée

Le principe de neutralité des interventions publiques proscrit toute distinction fondée sur l'appartenance religieuse, politique, philosophique, ethnique, ou culturelle. La neutralité s'interprète comme une obligation et elle pèse sur les administrations territoriales et sur l'individu ; elle s'analyse comme une obligation qui s'impose à tous les acteurs - et, à fortiori, aux élus - qui ont interdiction d'exprimer leurs opinions politiques ou religieuses dans l'exercice de leur mission.

Les dérives possibles…

La soumission au principe de neutralité interdit, entre autres, que des assemblées délibérantes, des services publics ou des fonctionnaires se comportent comme des agents d'une propagande politique ou religieuse. Car la neutralité trouve son prolongement dans le principe d'égalité des usagers devant le service public. Et on imagine en effet aisément Robert Ménard, petit adepte local d'un maurracisme par lui ressuscité, se faire l'agent de politiques discriminatoires à l'encontre de citoyens biterrois en raison de leur origine ethnique ou leur conviction religieuse.

A quand les séances du conseil municipal avec des conseillers revêtant uniformément, par exemple, des chemises brunes ? A Béziers, les pires mascarades n'ont rien d'impossible, tant un Ménard, ça ose tout et c'est même à ça qu'on le reconnaît !

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