"55 boutiques se sont installées en centre-ville depuis le 1er janvier 2016 (pour seulement 8 fermetures). On peut l'affirmer : c'est du jamais vu à Béziers. 

Par JC

Tout le monde s'en rend compte : la fréquentation du centre-ville est en nette augmentation." pouvait-on lire dans le n° 37 du Journal de Béziers. Ces affirmations font sourire les Biterrois qui constatent la désertification commerciale du centre-ville et font pleurer des commerçants de moins en moins nombreux. Impuissant à redynamiser les activités commerciales dans le cœur de ville, Robert Ménard prend acte de cette paupérisation et tente de cacher la misère qui frappe la ville en incitant à la transformation des commerces vacants en garages pour les véhicules. Une délibération alignée sur une décision de l'agglomération. La communauté d'agglomération a prévu d'aider financièrement les propriétaires de locaux commerciaux vacants qui transformeraient ces derniers en garages. Le conseil municipal de Béziers, par délibération du 7 décembre 2018, a décidé d'abonder cette aide en la doublant pour les locaux commerciaux situés sur la rue Casimir Péret, soit une contribution financière de 3 000 euros par futur garage.


Par ailleurs, la municipalité Ménard a décidé de prendre à sa charge l'aménagement des trottoirs pour l'accès aux garages sur l'ensemble du territoire concerné par les mesures adoptées par la communauté d'agglomération. Un tour de passe-passe mathématique. Le taux de vacance est le quotient, en pourcentage, du nombre de commerces fermés (au numérateur) et du nombre total de locaux commerciaux (au dénominateur). Selon le Codata, organisme privé indépendant qui étudie chaque année le taux de vacance commerciale des villes européennes, la ville de Béziers, au 1er mai 2018, comptait 16.59 % de commerces fermés dans le centre-ville. Le taux de vacance moyen pour les villes de moins de 200 000 habitants se situe à hauteur de 12 %…. En diminuant les nombre de commerces fermés, on réduit automatiquement ce ratio : pour améliorer la situation du commerce en cœur de ville…il suffit donc de diminuer le nombre de magasins ! Ménard qui n'est, à l'évidence, qu'un béotien en matière de gestion des finances publiques…se révèle grand manipulateur : il sait qu'en diminuant la valeur du numérateur, le quotient est réduit.

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies nous permettant par exemple de réaliser des statistiques de visites.
Plus d'informations Ok