Isabelle Alonso est romancière et chroniqueuse à la radio et à la télévision. Elle collabore également à Siné mensuel. Fille de républicains espagnols, elle défend les droits des femmes dans le monde et se revendique féministe, pacifiste et humaniste. Nous l'avons rencontrée à l'occasion d'une séance de dédicace de son dernier roman à la librairie Culture de Carcassonne.

Propos recueillis par Robert Martin le 9 avril  2016

Robert Martin : Isabelle Alonso, vous avez publié en février dernier votre nouveau roman, Je mourrai une autre fois aux éditions Héloïse d'Ormesson. Un roman politique autant que poétique. Il parle encore de l'Espagne, vous n'en n'avez pas fini avec ce passé familial ?

Isabelle Alonso : Celui-ci est le quatrième d'une série qui va en comporter au moins deux de plus. Cela dépend des éléments de la famille dont je choisis de raconter l'histoire. Quand j'estime que l'histoire est suffisamment emblématique, soit d'une génération, soit d'une situation, alors je continue et je me lance. Là c'est l'histoire de mon père, à travers l'histoire d'un petit garçon qui a 8 ans le jour de l'avènement de la République. Il vit chez ses parents qui sont des gens très informés, très politisés. Ils  veulent absolument que l'Espagne devienne moderne, qu'elle suive les traces de la République Française. Il suit tout ça de près. A 13 ans, lorsque la guerre civile éclate, il regarde encore en spectateur et à 15 ans, en 1938, alors que la guerre est pliée et quasiment perdue, il décide de s'engager et il finira la guerre dans l'Armée Républicaine en déroute puis passera la frontière pour la France


RM : L' Espagne que vous racontez dans ce livre commence dans les années 30.
IA : L'histoire commence effectivement à l'avènement de la République espagnole en 1931. L'Espagne passe de la monarchie à la République sans révolution, sans violence, juste par les urnes. Il s'en suivra 5 années pendant lesquelles la gauche, c'est-à-dire les gens qui veulent moderniser la société espagnole, ne va garder le pouvoir que pendant 2 ans, puis quelques mois en 1936 avant le coup d'état franquiste et la guerre qui va durer presque 3 ans. N8Jemourrai
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RM : Une Constitution et un programme républicain qui feraient pâlir de jalousie bien des républicains français...
IA : La constitution votée à l'automne 1931 est une des plus modernes qui soient et si on l'appliquait aujourd'hui en France, on ferait un bond en avant dans le domaine des droits de l'homme et de l'organisation de la vie démocratique. On peut citer le droit de vote des femmes,  la liberté de culte, la suppression de la peine de mort (qui sera immédiatement rétablie par Franco évidemment), le renoncement à la guerre comme instrument de gestion politique, la laïcité à la française, le statut du prisonnier. Mais aussi restaurants collectifs et organisation de la réinsertion des prostituées par l'école et l'éducation. Tout ça dans les années 30 ! On imagine mal le niveau de modernité de ces gens-là. Ils en étaient arrivés à un stade que nous n'avons pas encore atteint. C'était magnifique et ça aurait pu fonctionner. Il aurait juste fallu que les urnes soient respectées.


RM : La droite gagne les élections de 1933 et il faut attendre la victoire du Front Populaire en janvier 1936 pour voir la gauche revenir au pouvoir. Et puis, c'est le coup d'Etat de Franco...
IA : Ce qui se passe c'est que la droite et l'armée complotent depuis le départ. Toutes les thèses actuelles consistant à dire que c'est parce que des éléments anarchistes et communistes déstabilisaient l'Etat que l'armée a décidé de réagir, sont fausses. L'armée a réagi dès le verdict des urnes, dès 1931. Elle n'avait pas la moindre intention de laisser la démocratie s'installer en Espagne.


RM : Votre jeune héros s'appelle Angel. Adolescent au moment des faits, il va traverser cette période avec toute la fraîcheur de son âge et toute la curiosité que lui permettent ses parents.
IA : Il grandit dans une ambiance où on lit énormément le journal. On se passionne pour l'actualité et les avancées de la cause républicaine. Il est donc aux premières loges, ça l'intéresse et il se passionne pour la politique. Effectivement il est tombé sur la bonne période.


RM : Cette famille est républicaine, athée et laïque ...
IA :   Gélin, le surnom d’Angel, et son petit frère viennent d'une famille où ne pas croire en Dieu est une tradition qui remonte à plusieurs générations puisque les propres grands-parents de Gélin se sont mariés civilement et étaient déjà absolument athées.


RM : A propos de religion, on assiste depuis quelques années au retour du religieux. A Béziers en particulier : messe payée par la commune en ouverture de la Féria, crèche dans la mairie. Avec le retour du religieux, n'est-ce pas le statut des femmes qui est remis en cause ?
IA : Le retour du religieux c'est pour beaucoup le retour de la droite. Ce qui pose problème, c'est une église archaïque, arc-boutée sur ses valeurs réactionnaires qui est instrumentalisée par l'extrême droite. En fait, c'est le retour de l'extrême droite avec le prétexte de la religion. On parle des catholiques mais on pourrait dire la même chose des musulmans. C'est vrai qu'on constate un retour du religieux avec toute sa symbolique parce que ça sert à faire passer un autre message. Evidemment, pour les femmes, c'est une catastrophe comme ça l'est pour la démocratie en général. Il faut bien comprendre que la laïcité, c'est bâtir un mur étanche entre religion et République. Dès que cette étanchéité n'existe plus, c'est dangereux pour la démocratie. Tout ça est un rapport de force et quand l'église l'a en sa faveur elle en profite. Historiquement, c'est ce qu'elle a toujours fait et elle est devenue "raisonnable" quand elle n'a pas eu moyen de faire autrement.


RM : On a l'impression que la laïcité est devenue un gros mot. Chacun en tout cas la conjugue à son temps et la cuisine à sa sauce. Même Marine Le Pen la revendique. Pour vous c'est quoi la laïcité ?
IA : Pour moi, c'est la laïcité originelle à la 1905 ! La religion, c'est le problème des gens, qu'ils se débrouillent. Pas de religion dans les affaires publiques. Je suis même contre le financement des enseignements religieux. Tout l'argent qui leur est consacré devrait aller à l'école laïque. La religion est une affaire privée.


RM : A Béziers ce n'est pas le cas, il existe une religion municipale !
IA : Vous me parlez d'une caricature car tout est caricatural chez Ménard. Il utiliserait tout ce qu’il est possible d'utiliser pour faire avancer ses idées parfaitement nauséabondes. Il prend tous les prétextes. Quand il parle de laïcité c'est pour se retourner contre les musulmans. Il n'a ni idée ni valeur, il s'oppose à ce qui existe déjà, qui est positif, pour avancer ses pions.

Le voile, c'est spécifiquement destiné à contrôler le corps des femmes

RM : A propos des femmes, la nouvelle mode pudique a fait irruption dans l'actualité. Vous êtes donc impudique, habillée comme vous l'êtes ?
IA : Après la guerre d'Espagne, quand l'église a été libre d'agir comme elle l'entendait, c'était la même chose pour les femmes espagnoles. Elles ne pouvaient pas entrer dans une église avec les bras nus;  les hommes avaient dans leur poche un petit mouchoir qu'ils posaient sur les genoux de leurs fiancées pour les cacher, car quand on s'assied, la jupe remonte et,  éventuellement, on peut voir les genoux. Ce bout de tissu avait pour but de défendre la pudeur de leur copine. Qui se ressemble s'assemble. La mode pudique, le voile....affirmer sa liberté de porter le voile ne répond pas à la question de savoir qu'est-ce-que le voile ? A quoi il sert ? Quel est le message ? Quel est sa fonction ? Quel est le statut des femmes qu'il sous-tend ? On compare ça avec la Kipa ou avec une croix, ça n'a rien à voir, c'est spécifiquement destiné à contrôler le corps des femmes. Il ne faut pas voir ce voile sous l'angle religieux mais sous l'angle du statut des femmes. Evidemment, on peut comprendre la communauté non pas musulmane mais maghrébine, à qui on a toujours opposé un niveau de racisme très élevé, et qui maintenant se recroqueville sur des valeurs qui lui sont spécifiques ou qui semblent l'être. C'est dangereux pour tout le monde.


RM : Revenons à votre roman. Angel va quitter Madrid, suivre l'actualité de la guerre et puis un jour, il craque !
IA : Un jour, il craque et décide de s'engager dans l'armée républicaine, en 1938. Il a 15 ans et triche sur son âge en déclarant avoir 18 ans pour être accepté. Il pense que c'est le bon âge pour s'engager et que la République a besoin de toutes ses forces. Il va se retrouver avec des jeunes plus âgés de 3 ans. Evidemment c'est la confrontation entre des enfants de la petite et moyenne bourgeoisie cultivée à laquelle appartient Gélin, où on sait lire, et puis d'autres jeunes qui sont totalement analphabètes, émerveillés de voir quelqu'un lire. Il va donc essayer d'apprendre à lire à ses camarades et surtout leur lire le journal.

Ils sont accueillis comme des parias, à même le sable d'une plage glaciale

RM : Tout cela s'achève en janvier 1939, pour près de 500 000 espagnols, par la traversée de la frontière française au niveau du Perthus. Ils vont se retrouver dans les divers camps installés dans les Pyrénées orientales. Une grande déception ?
IA : Plus qu'une déception, c'est un effondrement. A la fuite devant les troupes franquistes succède une énorme déprime. Ils sont accueillis comme des parias à même le sable d'une plage glaciale, dans un terrain entouré de barbelés où il n'y a strictement rien. Et encore, quand Gélin arrive, dans les derniers, les choses sont un petit peu organisées.

 
RM : La plupart d'entre eux seront plus tard répartis sur tout le territoire français mais Gélin, lui, ne reste pas là, il ne peut pas abandonner  le combat.
IA : Gélin est trop jeune d'abord pour décider de rester en France, cela n'a pas de sens pour lui. Il a quitté ses parents qui vivent à Valence à ce moment-là. Il n'a qu'une envie, c'est rentrer chez lui. Il espère non seulement revoir sa famille mais aussi continuer la lutte. Nous le quittons au matin du 1er juillet 1939, 4 mois après être arrivé sur cette plage. Il décide de rentrer et de céder aux sirènes de la propagande franquiste qui dit que ceux qui retraversent la frontière pour rentrer en Espagne n'ont rien à craindre du pouvoir franquiste, sauf s'ils ont du sang sur les mains. Phrase extrêmement paradoxale puisque la guerre consiste précisément à se mettre du sang sur les mains.

 
RM : Le livre s'achève là. Peut-on espérer connaître, dans quelques mois, ce qui va lui arriver ?
IA : Je suis en train d'écrire la suite. Je vais retracer les aventures de Gélin à Valence d'abord puis à Madrid. Je ne vous en dis pas plus, je veux garder le suspens ....

 

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RM : Revenons à cet exode appelé "Retirada".  Les gens pensent que la France, dans sa générosité, a accueilli 500 000 réfugiés espagnols facilement, les bras grands ouverts, c'est le cas ?
IA : Pas du tout. Ca a été dur, la frontière est restée fermée très longtemps et ils l'ont passée en trois  semaines. Ils ont ouvert la frontière au début du mois de janvier 1939 après la chute de Barcelone. La frontière est restée ouverte jusqu'au passage des derniers réfugiés, dont mon père, en février. Ensuite, ils referment la frontière et c'est fini ! L'ambiance était dantesque, on peut à peine l'imaginer. Et puis la France n'a pas aidé cette république sœur. Elle n'a même pas livré des armes qui avaient été payées.


RM : Le parcours de cet adolescent dans le contexte de la guerre civile en Espagne  rappelle, par beaucoup de côtés, ce qui se passe en Syrie en ce moment.
IA : L'histoire bégaye. Ce sont bien là-aussi des populations civiles qui sont jetées sur les routes, le passage des frontières, un idéal trahi et un espoir de démocratie qui ne verra pas le jour. Quand on a commencé à parler des Syriens, en particulier ces gamins en train de marcher le long des routes, c'est incroyable que les gens ne se soient pas souvenus de l'histoire récente en Europe et qu'ils ne se soient pas identifiés à ces gens-là.  Ce qui me choque, c'est cette façon de ne pas voir que ce sont juste des gens, c'est pas des terroristes, des mecs dangereux. Il y a peut-être des terroristes mais il y a peut-être aussi des Prix Nobel potentiels, c'est des gens quoi ! Ce regard sur eux en les réduisant à ce qui leur arrive, c'est insupportable. C'est ce qu'on a fait aux réfugiés espagnols, du reste !


RM : Ce passé vous travaille. Ce qu'ont vécu ces réfugiés, leur souffrance, ce qu'ils nous ont transmis, ce qu'ils vous ont transmis, vous avez envie à votre tour de le transmettre ?
IA : Quand on gagne une guerre, on a une façon de l'écrire, quand on la perd on en a une autre. Quand les résistants français ont voulu raconter la deuxième guerre mondiale, comme ils avaient fait partie des libérateurs du pays, on leur a rendu hommage, on a reconnu ce qu'ils avaient fait, on a permis à la mémoire de passer à autre chose. Les républicains espagnols eux ont perdu la guerre et donc l'histoire de cette guerre a été écrite par les vainqueurs, à savoir les franquistes, les félons, les fascistes. L'histoire des républicains espagnols s'est donc retrouvée recouverte d'un manteau de silence. Ce sont les enfants, la génération à laquelle j'appartiens et celles qui suivent, à qui a échu la mission de dire, de mettre des mots sur ce silence, de dire ce qui a été, ce qu'ils ont été, ce à quoi ils sont restés fidèles jusqu'au bout. Je n'accepte pas que ce soit enseveli sous le silence. Il nous appartient, leurs enfants, de dire pourquoi ils se sont battus et comment le monde aurait été beaucoup plus beau si c'était eux qui avaient gagné et s'ils n'avaient pas été abandonnés par les démocraties européennes. C'est un projet que j'avais depuis très longtemps et je n'ai commencé à l'écrire que quand je me suis sentie les armes pour le faire, à savoir l'expérience de l'écriture de quatre autres romans avant pour commencer à me lancer dans une aventure où je ne me suis pas permis la moindre approximation.  Tout ce que je raconte a été vérifié, soupesé.

Les gens d'extrême droite n'ont pas d'humourN8isabellesin


RM : On vous connaît comme humoriste. Cette période-là n'est pas franchement joyeuse et pourtant on retrouve toujours une petite pointe d'humour dans ce récit.
IA : L'humour juif est là pour démontrer que l'humour est la seule réponse à l'adversité. Quand l'horizon s'obscurcit, quand la vie devient extrêmement pénible, la seule porte de sortie, digne, celle qui permet de garder la tête haute, c'est évidemment le rire et l'humour. A ce jeu, les républicains espagnols étaient très forts. J'ai toujours vu des gens plaisanter autour de moi. Les histoires antifranquistes se sont transmises à travers la dictature et jusqu'à aujourd'hui. Le peuple espagnol est un peuple qui sait rire et qui rit énormément. J'espère réussir à restituer une partie de cet humour. L'humour est universel, c'est juste que c'est seulement une fraction des gens qui en use, ceux qui savent garder de l'autodérision. Les imbéciles et les gens d'extrême droite n'ont pas d'humour ! C'est même à ça qu'on les reconnaît, comme dirait Audiard.

RM : Ce héros, ce jeune Angel, vous le connaissez bien ?
IA : Angel du roman, c'est le jumeau littéraire de mon père. Je n'ai pas eu à me pencher bien loin pour ramasser cette histoire puisque je suis allée la cueillir à la source, c'est-à-dire dans les notes que mon père m'a laissées, dans les entretiens que j'ai eus avec lui, dans tout ce que j'ai enregistré de sa parole. J'ai bien fait puisqu'il est mort voilà un an et demi, avant la fin de l'écriture de ce roman. En revanche, il savait que j'étais en train de l'écrire et il en était très content.

Il y a toujours un combat à mener, ne jamais plier l'échine et ne jamais renoncer

 

RM : une dernière question, pourquoi ce titre "Je mourrai une autre fois" ?

IA : Ce titre c'est la question que se pose le jeune Gélin juste avant de prendre la décision de rentrer en Espagne. Tout le monde lui dit "ils vont te fusiller dès que tu auras passé la frontière". Il se pose alors la question de sa survie mais il se la pose comme on se la pose à 16 ans. "C'est vrai je pourrais peut-être mourir "se dit-il, "mais j'aurais pu mourir tellement de fois depuis que je me suis engagé que cette idée a fini par devenir totalement virtuelle. Je mourrai peut-être mais peut-être pas ! Et bien non je ne mourrai pas, je mourrai une autre fois ! " C'est à la fois cette idée que la mort est dans son environnement quotidien depuis plus d'un an, et qu'en même temps il est vivant et donc il se dit que ça ne va pas lui arriver. La phrase en exergue du livre c'est "au moins nous aurons essayé", c'est la phrase d'un combattant, nous serons allés jusqu'au bout de ce que l'on pouvait faire. C'est vrai pour le combat pendant la guerre, c'est vrai aussi pendant la dictature puis pendant la démocratie car, quelque soit le régime, on s'aperçoit finalement qu'il y a toujours de l'espace pour se battre. Malheureusement, on ne peut être dans la confiance vis-à-vis des gens qui mènent le monde. Il y a toujours un combat à mener, ne jamais plier l'échine et ne jamais renoncer. C'est ça que nous ont appris les républicains espagnols !


RM : Aujourd'hui 9 avril, partout en France des manifestations contre la loi El Khomri et les Nuits debout se développent : quel regard portez-vous sur ces mouvements citoyens ?
IA : Très enthousiaste dans un premier temps, en tout cas, quand les gens, les simples citoyens décident qu'ils ont leur mot à dire. C'est juste ça la démocratie. Je suis un peu chagrine qu'en Espagne, ils n'arrivent pas plus à se mettre d'accord.


RM : Un Podemos à la française, vous y croyez ?
IA : Je veux y croire ! Si ça se délite ce sera dommage mais j'aime ce qui est en train de se passer. Mais pas d'enthousiasme naïf non plus. C'est très compliqué mais vachement intéressant.


RM : C'est quand même le parti socialiste et le gouvernement qui se dit de gauche qui est attaqué.
IA : On a l'impression que le gouvernement veut démontrer à toutes les forces réactionnaires du pays que la gauche peut faire aussi bien que la droite. Effectivement elle est en train de le montrer. Sans parler de Macron qui n'exprime jamais une idée, quelque chose de spontané. Sa petite musique, c'est de la com, c'est creux et ça ne signifie rien.


RM : Question com, cela me fait penser à Ménard et ça ne fait pas rire
IA : Évidemment, ça fait même peur. Mais si les gens sont assez cons pour voter Front National... Désolée, je n'ai aucune solidarité avec les prolos qui votent FN. Il faut être idiot pour ne pas voir où se trouve son propre intérêt. En plus les gens n'ont pas de mémoire ou bien c'est peut-être de la pure ignorance !
RM : Isabelle Alonso, merci pour cet entretien et bonne séance de dédicace !