Les ogres de Barback et le groupe Broto Lopez préparent à Béziers un nouveau CD et une nouvelle tournée pour 2018. De nouvelles compositions qu'ils travaillent à la Cosmolithèque. C'était l'occasion de les rencontrer puis de les écouter puisqu' ils ont offert un mini concert aux privilégié.e. présent.e.s.

Entretien par Didier Ribo

Voici l'interview réalisé le 14 décembre 2017 pour Envie à Béziers et Radio Pays d'Hérault

Didier Ribo : Le nom de votre groupe, LES OGRES DE BARBACK, est-ce une provocation anti-végétarienne ou un hommage au groupe de rock LES GARÇONS BOUCHERS ?
Sam : Ni l'une ni l'autre ! On a commencé par donner des concerts dans les cafés. Il faut trouver un nom, comme tous les jeunes groupes. On a juste transformé "orgues de barbarie" en "ogres de Barback". Ça nous plaisait parce que les gens s'attendaient vraiment à voir débarquer un groupe de punk/rock ou de hard et en fait, on avait entre 16 et 18 ans et on faisait de la chanson française avec de l'accordéon, du violon et de la flûte traversière. Le décalage nous plaisait beaucoup car les gens ne nous connaissaient pas. Voilà on a gardé ce nom mais c'était pas plus que ça.


DR : On vous voit souvent à Béziers, vous Sam particulièrement, dans certains bœufs. On a vous a vu aussi en soutien à l'émission de Daniel Mermet "Là-bas si j'y suis" spécial Béziers. Ce qui se passe dans cette ville vous concerne-t-il ?
Sam : Oui, bien sûr ! c'est pour cela aussi qu'on est venu ici quand on a cherché un lieu pour répéter. On a profité de la salle de la Cosmopolithèque car on avait besoin de répéter le nouveau projet qu'on est en train de monter. C'était assez central pour tout le monde puisqu'il y a des musiciens de Toulouse et de Figeac. On a tout de suite pensé à ce lieu, un lieu qui nous ressemble et qu'on a envie de soutenir. Et bien sûr de montrer qu'il se passe aussi des choses intéressantes sur Béziers et pas que ces malheureuses affiches dont tout le monde nous parle. Je voyage à travers la France et on ne me parle que de ces affiches et ça commence à me saouler. On montre aussi qu'il se passe autre chose.

lesogres
DR : Avoir gardé Broto Lopez qui sent un peu le sud comme nom de scène, c'est un hommage à vos racines méditerranéennes ?
Guillaume Lopez : Quand on monte des groupes, on est souvent obligé de se creuser la tête pour trouver un nom comme d'ailleurs pour trouver le nom d'un morceau. Là, du coup, quand on s'est rencontré avec Cyrille (Broto ndlr), on avait un groupe plus nombreux sur scène avec un nom que j'ai oublié et quand on s'est retrouvé tous les deux, on a décidé de s'appeler duo Broto Lopez puis le bal Broto Lopez et maintenant Broto Lopez tout court. Ce sont effectivement deux noms espagnols, on chante en occitan, on est français, on est content !


DR : Béziers, pour vous qui êtes quasiment voisin, ça vous inspire quoi ?
GL : Ça fait quelques années que j'ai l'habitude d'y venir jouer. J'ai eu des moments magiques et inoubliables sur la Festa d'Oc notamment. Un festival qui me tenait beaucoup à cœur parce que nous autres artistes du coin, finalement, on avait la chance et la possibilité de rencontrer d'autres artistes connus internationalement, de faire leur première partie, de jouer avec eux. Pour moi, vu de l'extérieur, c'était un festival intéressant sur le mélange des cultures, mélange des genres, mélange des gens et moi j'ai envie de retenir cette image-là de Béziers.


DR : Quels liens antérieurs entre vos deux groupes et quelle connivence musicale et d'écriture ?
Fred : De toute façon, quand il y a une rencontre entre deux groupes, c'est que déjà il y a un feeling qui s'est créé quelque part. A un moment, c'est Sam par exemple qui a rencontré Guillaume et on a eu l'idée de faire ce rassemblement des deux groupes. Ensuite la connaissance, elle se fait à travers les textes. Ce qui est intéressant sur ce projet c'est qu'on mélange des chansons de Broto Lopez avec des chansons des Ogres de Barback. On a essayé de faire ça le plus possible. Du coup, on essaie de se mettre d'accord sur les mélodies qui peuvent coller sur une autre chanson ainsi que les textes. Si par exemple on amène une chanson et qu'eux amène un thème et que ce thème avait d'autres paroles, on essaie de lier un petit peu les deux. Le lien s'est surtout créé avec les répétitions, on était évidemment d'accord sur pas mal de choses avant même de les commencer mais le lien se fait au travers des chansons.


DR : Cette mini résidence à la Cosmopolithèque annonce un projet commun durable ? une tournée ? et si oui quand ?
Fred : C'est un projet qui a déjà tourné l'année dernière en 2016. On avait fait une vingtaine de dates. Ce qui était rigolo justement, c'est qu'on jouait dans des festivals des "ogres" donc un peu rock, un peu musique actuelle mais également dans des festivals "trad" où les gens viennent danser souvent. Du coup, on a réussi à mélanger les publics et c'est vraiment quelque chose qui nous intéresse. Notre public ne connaît pas forcément le bal et le public de bal ne connaît pas forcément les festivals de musiques actuelles. Le pari a été réussi, c'était bien mélangé et on s'est tellement amusé qu'on a décidé de remettre ça ! Ce sera à partir d'avril 2018 avec une tournée d'une vingtaine de dates déjà programmées et il y aura des dates dans le coin. On a enregistré le concert de l'année dernière et on le sort également en disque avec un live qui sort le 16 mars. On vous jouera tout à l'heure trois chansons de cet album car les chansons pour le prochain, et qu'on répète aujourd'hui, ne sont pas prêtes.


DR : et bien place à la musique et merci pour ce mini concert ...

 

Entretien à retrouver sur Radio Pays d'Hérault : https://www.rphfm.org/vivre-lundi-8-samedi-13-janvier-2018/