Depuis la sortie du très célèbre film documentaire Etre et avoir de Nicolas Philibert (2002) qui a marqué les esprits d'une génération entière, l'œil des réalisateurs porté sur le plus beau métier du monde a évolué au point d'avoir délaissé les films potaches des années 80 (Profs, le Maître d'école,...) pour des films ou documentaires plus réalistes et à même de rendre compte d'une école, dernier grand service public concerné par la casse ordo- libérale.
Par DGRojoyVerd


Ainsi il en est allé de Entre les murs de Laurent Cantet, en 2008 récompensé par la très prestigieuse Palme d’Or à Cannes en 2008. Auparavant, le Prix du Jury de Cannes avait récompensé un film iranien traitant du problème kurde avec le Tableau noir, film d’une iranienne, Samira Makhmalbaf.

Pour les films étrangers, on ne peut pas passer à côté du sublime La langue des papillons (La lengua de las mariposas) de José Luis Cuerda sorti en 2001, traitant de l’école sous la Seconde République espagnole, œuvre magistrale d’un régime politique européen s’il en est. Nous citerons aussi, Ce n’est qu’un début, film documentaire de Jean-Pierre Pozzi et Pierre Barougier sorti en 2010, relatant une expérience pédagogique singulière, la philosophie dans une école maternelle. Mais encore La Journée de la jupe de Jean-Paul Lilienfeld en 2009 abordant le sujet difficile de la violence à l’école.

Avant de citer enfin la sortie, le 13 janvier dernier, de Mon maître d’école de Emilie Thérond, documentaire qui revient aux sources de cette décennie puisque traitant d’une classe à plusieurs niveaux comme dans Etre et avoir. Et la boucle est bouclée.

Cette liste est loin d’être exhaustive, elle a juste pour intérêt ou pour but de faire un rappel cinématographique de la dernière quinzaine d’années écoulées sur un sujet, l’école, enjeu majeur de la construction de notre vivre ensemble au quotidien.