Depuis une dizaine d’années, les produits agro-alimentaires locaux sont très recherchés par les consommateurs. Cela s’explique en partie par la méfiance envers les productions industrielles de masse, les multiples scandales alimentaires (vache folle, grippe aviaire, viande de cheval de Roumanie, nombreuses intoxications alimentaires, etc.)

Par les rédacteurs du dossier


En achetant local, le consommateur connaît souvent le producteur, et s’il a une sensibilité environnementale, il pense aussi au bilan carbone plus favorable.


Les avantages d’une commercialisation locale sont multiples :
    •    Réancrage dans le territoire d’activités agricoles
    •    Un ou pas d’intermédiaires et donc disparition de certaines marges
    •    Meilleure qualité (souvent) des produits
    •    Un lien social plus important entre producteurs et consommateurs


Circuit court, circuit local, commerce de proximité, vente directe, autant de termes employés qui ne veulent pas toujours dire la même chose suivant ceux qui l’utilisent.

Circuit court (1)


Selon le ministère de l'Agriculture, est considéré comme « un circuit court un mode de commercialisation des produits agricoles qui s’exerce soit par la vente directe du producteur au consommateur, soit par la vente indirecte, à condition qu'il n'y ait qu'un seul intermédiaire ».


De nombreux producteurs de produits alimentaires et principalement en agriculture biologique vendent tout ou partie de leur production en circuits courts.
Attention : circuit court ne garantit ni qualité ni proximité.


Les principaux lieux de vente directe :
Vente aux marchés, vente à la ferme, libre cueillette sur le lieu de production, vente en AMAP(2)
Mais aussi vente indirecte :
Vente à distance par correspondance, vente sur Internet, vente dans les foires et salons, vente en distributeurs automatiques (lait cru, fruits, légumes).
Ne pas oublier que le commerce traditionnel, les grandes surfaces, usent et abusent facilement de toute image positive pour le marketing : 3 carottes achetées à un maraîcher du coin permettent de placer de jolies pancartes qui embrouillent le client.


L’ubérisation généralisée a conduit les malins du net à créer des sites qui font le lien entre producteurs et consommateurs et se présentent comme des « circuits courts ». Comme Blablacar ou Bedycasa, ces sites font interfaces entre offres et demandes, comme l’ont déjà fait des associations ou des groupes alternatifs, mais ces entreprises, elles, ont placé la carte bleue entre les deux... (Voir l’article sur « La ruche qui dit oui »)

Le circuit court direct


Il permet le lien social entre les consommateurs et les producteurs. Le contact direct, le dialogue, l’échange. Pour le client, la possibilité de se renseigner sur le produit qu’il achète et va consommer, pour le producteur, la connaissance des consommateurs de ses produits et le retour direct de l’appréciation qui en résulte. Il y a aussi souvent l’avantage d’économiser sur les emballages, transports et intermédiaires ; donc de meilleures marges et surtout un paiement immédiat.
Produits locaux ou de proximité
Là aussi les notions de distance et d’impact écologique diffèrent suivant les intéressés.
Pour certains,  « produit en France » c’est du local.

A Béziers
Les marchés

On trouve sur les marchés biterrois des producteurs maraîchers, des revendeurs et même des producteurs qui complètent leurs étals avec des produits en revente (là, c’est l’inconnu, il faut mener sa petite enquête).


Le marché du mercredi soir à Jean Jaurès n’est composé que de producteurs et transformateurs locaux,  mais qui peuvent aussi proposer des produits en revente.
Le seul marché de Béziers qui apporte la garantie sur l'origine de ses produits est celui du samedi matin à la Madeleine. Les producteurs sont liés par une charte et une réglementation de même type que celle qui est pratiquée par les boutiques paysannes. Un certain nombre d’entre eux est bio.

Les boutiques paysannes. (3)


Une boutique paysanne est un point de vente collectif géré par un groupe d’agriculteurs et d'artisans, qui propose aux consommateurs une gamme de produits locaux en vente directe.


Leur principe de base :
"Dans nos boutiques paysannes, nous nous organisons pour vendre collectivement nos produits sans intermédiaire, en privilégiant le contact direct entre producteurs et consommateurs. C'est un lien de confiance que nous souhaitons établir avec les populations locales, et c'est de cette façon que nous envisageons le développement de nos territoires."


Comme dans d’autres régions de France les boutiques paysannes se regroupent entre elles.
La boutique paysanne de Béziers a déménagé sur Pézenas.
La ferme biterroise sur la route de Corneilhan est un regroupement de producteurs et apporteurs. Contacté par notre journal, le responsable n’a pas souhaité participer à notre enquête. Dommage.
Lieux de vente sur site ou cueillette.

Au Panier d’Eloïse, route de Maureillan
Le Domaine de l'Hort del Gal, route de Vendres
Le Jardin du Coq, route de Sérignan
Il y en a certainement d’autres…
Les supermarchés du Bio
Biocoop : un peu de maraîchage et huile, vin … en local
C’est du commerce. Mais on y trouve les produits bios.
Dans l’Hérault, nous avons de multiples productions de proximité : fromage, fruits, légumes, volaille, viande, huile, etc.
Nos contre-journalistes ont rencontré certains de ces producteurs, et leur ont posé de nombreuses questions. Et puis, avec notre côté « maman poule » nous vous mettons en garde contre les dégâts que font les multinationales dans l’alimentation. Vous découvrirez tout cela dans les reportages du dossier. Bonne lecture.

(1) http://agriculture.gouv.fr/circuit-court
(2) https://fr.wikipedia.org/wiki/Association_pour_le_maintien_d'une_agriculture_paysanne
(3) http://www.boutiquespaysannes-lr.fr/lire/index.php