Cette rubrique, dans les laboratoires de l'extrême droite, rend compte des attaques sociales, syndicales, associatives, citoyennes et politiques menées par l'extrême-droite contre les libertés et le vivre avec.

Par Didier

Pour ce numéro 24 d' EVAB nous vous proposons un tour d'horizon des luttes identitaires qui font écho et pendant au mouvement social. D'inquiétantes mobilisations brunes passent à l'acte contre le mouvement social aux quatre coins de la France, à Lyon, Angers, Strasbourg, Tulle, Chambéry, Marseille, Montpellier, Toulouse, Lille, Paris... Ces attaques orchestrées par les réseaux identitaires viennent de fait défendre la politique économique libérale du gouvernement Macron ce qui peut à priori paraître surprenant venant de l'extrême-droite et pose la question du pourquoi. Question à laquelle je vais tenter de répondre dans les lignes qui suivent.


Les violentes attaques coordonnées des facs de Montpellier, Lille, Paris, du lycée autogéré de Paris, ciblent le mouvement étudiant suivant un scénario largement usité. La marque mère du GUD pourtant autodissous en 1981 est libre de droit pour les actes de violence qui pourraient entraîner des poursuites pénales.

Elle sert de cache sexe !


3MarechalnousvoilaMais en parallèle ces attaques sont saluées par Damien Rieu le fondateur de Génération Identitaire, actuel directeur de communication de la mairie de Beaucaire. A Montpellier le doyen de la faculté de droit, le bien nommé Philippe Pétel, favorise l'irruption d'un commando armé et cagoulé dans un amphi occupé.Parallèlement un site d'extrême droite « Réseau libre » met en ligne sa version des faits : « Une petite colonne arrive : le doyen de la fac et les vigiles de l'université ouvrent le chemin à une quinzaine de costauds, cagoulés, planches de bois et barres de fer en main, qui donnent une sévère raclée aux merdes gauchistes (...) Ce sont des petits gars du GUD qui ont fait le boulot, à la demande du doyen que nous félicitons pour sa détermination ! » A la fac de droit de Montpellier, comme ailleurs, la limite est très ténue entre la droite conservatrice et l'extrême-droite : un groupe nommé « La Cocarde » rassemble les gaullistes proches de l'Union Nationale Interuniversitaire (U.N.I) et des néofascistes et le syndicat étudiant FAGE accueille gentiment tout ce beau monde.Ces scènes de violences contre le mouvement social, ont leurs précédents dans une histoire récente.

 

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On pense ainsi aux mobilisations de 1984 sur l'école privée, ou de 2013 contre le mariage pour tous. A chaque fois l'extrême-droite a tenté d'unir dans la lutte les tenants d'un ordre moral. Cette fois ci elle tente d'unir les tenants d'un ordre économique dans un contexte ou le FN est en crise de confiance et LR assimilé au gouvernement. Le but des courants identitaires est affiché dans ses médias et ses déclarations : réaliser sur le terrain l'union des droites impossible à réaliser au niveau des appareils. Le pari est simple, c'est en se mélangeant, c'est en se côtoyant, que les militants de droite extrême et d'extrême droite déborderont les appareils. Bien entendu la défense des réformes de Macron n'est qu'un prétexte à un projet plus large qui inclut une refondation politique favorisée par les convergences idéologiques affichées par Le Pen et Wauquiez. Quoi de surprenant que dans un même temps le maire de Béziers fasse appel au peuple de droite biterrois sans demander le soutien des appareils pour une deuxième mandature. Il adopte la même stratégie que ses petits copains identitaires !