Ce papier m'a été inspiré par la réflexion à voix haute d'un monsieur en âge d'être grand-père en arrêt devant les délicatissimes affiches municipales sur le TGV, femme horrifiée ligotée aux rails à l'arrivée d'un vétuste TER, femme aux cuisses écartées d'où surgit le désiré TGV, entre autres...

Par Khan Did

La communication d'affiches de la ville met en permanence en relief le rapport violent de domination de l'homme sur la femme ( sur les affiches, fessée de la femme supposée mauvaise, étranglement de la femme figurant les collectivités locales par l'État, regret dans le JDB de la période de la prohibition, cigares, whisky et p'tites pépées) avec toujours un statut féminin dégradé et soumis.
L'épouse du maire déclare, avec son aura de députée, que le féminisme est une maladie, nécessitant un remboursement par la SS ( Sécurité Sociale, rassurez-vous !)

Édifiant, non ?

Avec toujours en filigrane l'union de sexe et violence : la fessée, l'étranglement, l'accouchement violent d'un TGV, écraseur rapide et propre, et même le Beretta, « meilleur ami de la police » symbole fléché de la puissance masculine, érigé pour les policiers...

Nous avions signalé déjà auparavant la construction par la communication municipale de rapports sociétaux fondés sur la violence et l'exclusion avec les affiches inquiétantes sur l'afflux des hordes de migrants barbares, et de l'impossibilité du vivre-ensemble. Mais l'accumulation des références sexuelles plus ou moins saillantes et le rejet de la femme dans un statut de faible-punie-réduite-au-silence nous paraît comme au biterrois cité au début extrêmement insécurisante et pernicieuse pour notre jeunesse, vous savez, les petits anges blonds qu'on invite à visiter la crèche en mairie...

Et précisément, parlons-en, des anges blonds : rappelons-nous un numéro du JDB à la gloire des « Angels », adolescentes sportives apparaissant en T-shirt mouillé collant avec ce titre « Cool mouillées », digne des lestes contrepèteries de l'Album de la Comtesse du Canard Enchaîné..
Et cette affiche municipale montrant une Lolita célébrant la Fête du Rosé, avec en bas, cette phrase « l'abus d'interdictions est préjudiciable à la santé psychique »..

Enfin, en ces temps où l'on libère la parole (tiens !) des femmes harcelées et où se pose à un haut niveau le problème de l'âge minimum du consentement supposé libre et responsable de l'enfant aux relations sexuelles avec un adulte et de la fréquentation illimitée des sites pornographiques à tout âge, le silence de notre vertueux et tonitruant édile est plus qu'assourdissant...

 

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