La tranche d'âge couverte par le vocable "petite enfance" détermine les champs de compétences des différents acteurs publics et parapublics. En effet, plusieurs collectivités, établissements publics et associations ont vocation à intervenir dans le périmètre de la petite enfance.

Par JC

 

Ainsi les actions de la commune sont-elles circonscrites à : la construction, l'entretien des écoles maternelles et la rémunération des ATSEM, la restauration scolaire,la construction, l'entretien des crèches et la rémunération des personnels.

Qu'est-ce que la petite enfance ?

Selon les définitions et la nature des actions, la "petite enfance" désigne des tranches d'âges différentes qui sont associées à des interventions relevant de structures diverses :

 

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Nous retenons, pour cette étude, les enfants âgés de 0 à 6 ans et les seuls trois principaux domaines de compétences de la ville (écoles maternelles, restauration scolaire et structures d'accueil).

Notes :
- Les données chiffrées sont extraites des comptes administratifs établis par la ville de Béziers.
- Les dépenses d'investissement sont comptabilisées hors opérations en raison de l'impossibilité de distinguer travaux portant sur les écoles élémentaires de ceux portant sur les écoles maternelles

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La politique biterroise en faveur des écoles maternelles

Pendant les trois mandats successifs exercés par Raymond Couderc, les dépenses affectées à l'entretien et à la rémunération des assistants territoriaux spécialisés des écoles maternelles (ATSEM) ont connu des fluctuations annuelles modérées. Les trois premières années du mandat de Robert Ménard se traduisent, notamment en investissement (construction, acquisitions de mobilier et de matériel informatique), par un infléchissement sensible. Les courbes de tendance des dépenses de fonctionnement et d'investissement connaissent des pentes parallèles.

 

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La gestion de la restauration scolaire par la ville de Béziers

Le service public de la restauration scolaire génère des dépenses (ici, rapportées à l'habitant) qui sont quasi-proportionnelles, en fonctionnement, au nombre de repas servis : ces derniers, en sensible progression, entraînent des dépenses croissantes. Les dépenses sont cependant partiellement compensées par des recettes provenant de l'acquittement, par les parents, des "tickets de cantine". Les investissements, en dents de scie, se maintiennent à un niveau très faible.

 

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La politique d'accueil de la petite enfance

c'est l'exploit accompli par Robert Ménard qui, en moins de trois années de mandat, diminue les dépenses de fonctionnement par habitant

Les charges relatives à l'intervention communale en matière de création et de gestion de structures d'accueil de la petite enfance ont été, à Béziers et pendant les dix-neuf ans de mandat exercé par Raymond Couderc, à un niveau plancher : il paraissait difficile de faire moins... Et pourtant, c'est l'exploit accompli par Robert Ménard qui, en moins de trois années de mandat, diminue les dépenses de fonctionnement par habitant de plus de 5% alors que les besoins, croissants, étaient déjà en grande partie non satisfaits. Le nombre de places en crèche, loin de répondre aux besoins de la population biterroise, ne croît pas en proportion de l'augmentation du nombre d'enfants susceptibles d'en bénéficier. De surcroît, les crédits d'investissement affectés aux structures d'accueil de la petite enfance sont en très forte diminution depuis le début du mandat Ménard : les investissements, déjà insuffisants.

 

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Les presque 20 années pendant lesquelles Raymond Couderc a régné sur la ville de Béziers se sont traduites par des politiques indigentes en faveur de la petite enfance. En 2014, pendant la campagne électorale, Robert Ménard affirmait que "Ce qui est partout en France une nécessité, se trouve être à Béziers une urgence : écoles vétustes, normes non respectées, places en crèches trop rares...La prochaine équipe devra agir, vite."

Robert Ménard s'y était engagé. Robert Ménard ne l'a pas fait.

Les résultats montrent en effet que la situation est aggravée par trois années de désengagement de toute politique destinée à la petite enfance.