La France a été condamnée cinq fois par la Cour européenne des Droits de l'Homme au sujet de l'enfermement des enfants en rétention. 

par Emma

En effet, se multiplient les centres de rétention, prisons qui ne disent pas leur nom et « servent à enfermer les personnes que l'administration française tente d'éloigner du territoire par la force ». Parmi elles se trouvent des enfants accompagnés en général d'un de leurs parents mais ils peuvent également arriver seuls. Hollande s'était engagé à limiter cette pratique en métropole mais pas dans les départements d'Outre-mer. Force est de constater que cette promesse n'a pas été tenue...

Du jour au lendemain, « les copains et copines sont laissés derrière soi

Par conséquent ce sont, en 2016, 182 enfants qui ont subi cette privation de liberté (4 fois plus qu'en 2014) en métropole et 4 285 enfants à Mayotte. Et les associations constatent que ce chiffre augmente en 2017, du fait de la dernière réforme des droits des étrangers, qui a étendu cette privation aux locaux de rétention. Il n'est pas utile de décrire les conditions des interpellations auxquelles assistent les enfants. Ils sont en grande majorité scolarisés, ont des amis. Du jour au lendemain, "les copains et copines sont laissés derrière soi". Après un long temps pour le transfert vers un centre de rétention, les enfants subissent l'enfermement et quelquefois la violence quand des adultes essaient de résister. N'oublions pas que ces enfants ont déjà vécu jusqu'à leur arrivée en France un long trajet plein de dangers, de souffrances et d'angoisse. On pourrait penser qu'une fois arrivés, ils aient droit à la paix et à la sécurité.

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Le gouvernement français n'a aucune excuse pour infliger de tels traitements et de telles « pratiques inhumaines et dégradantes » à des enfants. Cette situation demeurant actuelle, la Cimade et ses partenaires lance une campagne de signature « Plus jamais d'enfants en rétention » et demande au président Macron « d'ordonner un moratoire à effet immédiat pour empêcher l'enfermement des mineurs et de traduire cette décision dans la loi dans les meilleurs délais ». Elle a déjà recueilli plus de 60 000 signatures.


Qu'il n'en déplaise à la fachosphère, nous continuerons de penser que quelles que soient leurs origines, les enfants réfugiés ainsi que leurs parents sont porteurs, de la même façon que nous, des valeurs de notre république : liberté, égalité, fraternité et c'est donc à nous de le leur montrer concrètement.
Notre journal, traitant d'un dossier portant sur le sujet de la politique de l'enfance ne pouvait pas passer sous silence cet aspect.

 

Sources :
www.lacimade.org
observatoireenfermement.blogspot.com