Edito - journal envie a beziers

Le rosé, ça se fête non ?

Au fil des quinzaines, le journal municipal dévoile les vrais fondements de sa culture du divertissement, de l’occupation de l’espace par un organe de presse politisé en manque de carburant.

Et voilà qu’on nous sort de la piche au pole dance, sur un bateau, en égérie du vin rosé ; voilà qu’on loue les performances sportives du biterrois dans le volley-ball, le rugby et le foot ; voilà qu’on vante les mérites d’une gastronomie mise en scène et qui n’a que de biterroise la localisation.

C’est bien dans ce journal que se dévoile l’appauvrissement idéologique de l’extrême droite, le culte de l’entertainment, de la force, de l’apparence.


Et sinon ? Des pourcentages. Propos, propagations, propagande, les chiffres cachent la misère. « Faites attention, la statistique est toujours la troisième forme du mensonge » écrivait Jacques Chirac qui savait très bien pour une fois de quoi il parlait. La mobilisation des chiffres est un ressort classique de la manipulation. L’immigration, la délinquance en baisse, l’assentiment de la population aux thèses Ménardiennes, et demain, quoi d’autre ? La taille des Biterrois en forte augmentation ?


Nous les remercions pour l’éclairage de cette vacuité sans fond et si sombre. Il est certain que le JDB est un véritable faire-valoir d’En vie à Béziers. Rassurez-nous, nous serons là bien après l’été, pas vous ?