espoirvL'été est passé avec son lot d'événements classiques qui plaît tant au maire de Béziers, la féria avec ses messes et ses taureaux, le son et lumière toujours aussi nationaliste, des travaux « pharaoniques ». Heureusement, un après-midi de juillet, nous avons pu voir une centaine de vélos et donc de cyclistes de l'Altertour, dans Béziers, témoignant de la volonté de modifier le « tout voiture » si présent dans notre ville.

L'automne est là avec, entre autres, un nouveau parlement dont une élue à Béziers, soutenue par le front national, l'ouragan Irma et ses désastres, la non reconduite de contrats aidés qui met le milieu associatif en grande difficulté, la collaboration entre le Medef et le gouvernement. A Envie à Béziers, les différentes rentrées, scolaires, sociales, politiques et culturelles nous occupent et ce nouveau numéro s'en fait l'écho. Les articles approchent les sujets avec cette même énergie qui nous habite depuis la création de ce journal. Toujours en veille, en questionnement, en résistance.

"L'état d'un pays se mesure à celui de ses prisons" écrivait Tocqueville. La prison, notre dossier, pointe le sujet tabou par excellence, dont on n'entend parler que lorsque des prisonniers se mutinent pour protester contre les conditions qui leur sont faites. Dossier qui ne se veut pas exhaustif mais qui prend le sujet par différentes entrées. Soulignons qu'une lectrice et nous l'en remercions, nous avait envoyé à ce sujet un premier article qui en appelle d'autres. Il est certain que des lecteurs pourraient compléter judicieusement ce dossier.

Avec sérieux et humour, également des articles d'aventuriers qui se lèvent à 2H du matin pour  accompagner des faucheurs volontaires ou qui se confrontent aux fantômatiques gérants des centres de loisirs. Rentrée sociale et politique, dont nous voyons déjà les prémices, sous forme d'ordonnances. Et de manifestations. Réalités qui nous concernent, en tant que citoyens, qui constatons, encore une fois, qu'un pouvoir, peut, sans vergogne, détricoter des droits écrits par le Conseil National de la Résistance, que l'on croyait imprescriptibles. Dans ce contexte, nous saurons rester vigilants et mobilisés.

Enfin, rentrée culturelle visible dans notre agenda et l'organisation d'un « cabaret de la crise », qui n'en doutons pas, nous invitera à rire de réalités si souvent difficiles.

Nous vous souhaitons une bonne lecture et envoyez nous des courriers, sympas bien sûr.