Edito

L'extrême droite et son courant fasciste chrétien vient avec seulement 22 % du vote des inscrits de remporter la seule mandature qui lui manquait. Béziers est devenue une immense tache noire sur les cartes électorales et dans la réalité. Dans ces conditions nous ne pouvons pas nous satisfaire des 27 588 personnes qui ne sont pas venues voter sur la ville, ni des 3038 suffrages de moins pour l'extrême droite entre les seconds tours des élections présidentielles et législatives.

Nous ne pouvons pas nous en satisfaire et nous devons sur Béziers et le biterrois tirer des leçons de cette séquence électorale qui vient de se terminer, en mettant en débat :

• Cette 5ème république démocratiquement et socialement à bout de souffle.

• La seule perspective qui nous était offerte, voter au second tour des législatives 2017 pour une ex filloniste, membre du MEDEF, ou voter pour le relais local de Civitas et de l'Opus Dei.

• Une gauche fratricide qui a donné le spectacle hallucinant de passer plus de temps à se taper dessus plutôt que sur l'extrême droite et la droite.

• Une droite totalement divisée sur le fait de soutenir le clan Ménard ou de présenter ses propres projets.

• Un mouvement citoyen et associatif largement vivace et représentatif mais souvent dépendant des appareils politiques lors des séquences électorales.

Si nous ne voulons pas être condamnés à une position de spectateurs d'un mauvais film qui se passe sans nous, la question de l'irruption de la citoyenneté sur la scène biterroise est posée.

Une citoyenneté qui pose, y compris au niveau électoral, la question de la réappropriation du décisionnel. Il est temps, largement temps, qu'un mouvement citoyen large, organisé, démocratique définisse ses exigences et interpelle, à partir de celles-ci, les appareils politiques locaux voire présente, pour certaines élections comme les municipales, sa propre liste en proposant une association aux partis politiques.

Sachons ensemble en devenir les acteurs !

Comme vous le découvrirez dans le Dossier élections, pour ne plus subir, il faut changer d'analyse, de stratégie et de projet.

Pour ce qui nous concerne, EVAB dans ce numéro et ceux à venir continuera à jouer son rôle de passerelle et de laboratoire d'idées. Notre souhait, toujours vivant, reste de vous faire découvrir des expériences et des projets, pour que demain, ils se réalisent.

 

Vous découvrirez ces expériences et ces projets au fil d'articles et de rubriques que nous vous laissons le soin de découvrir dans ce numéro.

Bon été et rendez-vous en Septembre pour un nouvel EVAB!