... les annonceurs du JDB se rétractent.

L’action citoyenne peut réveiller les consciences ! Bon nombre de lecteurs se sont émus de voir une des enseignes qu’ils fréquentent associée, par le biais d’une publicité dans le n° 19 du JDB avec sa couverture truquée et odieuse, à une opération d’incitation à la peur et à la haine des étrangers.

Par Jean-François Gaudoneix

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Ils ont écrit à leurs commerçants pour leur faire part de leur indignation. Ils ont reçu une réponse qui montre que des annonceurs qui ont une conscience réprouvent les agissements et les frasques de notre municipalité. Voici ci-dessous  des extraits 1 d’une réponse d’un annonceur :

« Nous prenons connaissance de votre courrier et comprenons tout à fait votre trouble et votre émoi quant à la publication du dernier bulletin du Journal de Béziers. Nous partageons totalement votre malaise (…).
Il est évident que nous n'avons pas souhaité être associé pour l'année à venir à ce bulletin, c'est pourquoi les numéros à paraître en octobre et novembre seront bien les derniers. (…) »

 

Il est important, quand un journal municipal dépasse sa fonction d’information municipale pour véhiculer une idéologie raciste et xénophobe d’interpeller ceux qui, par leur soutien financier, participent à divulguer de telles idéologies.

 

Il est important aussi que les consommateurs que nous sommes se positionnent  face à des commerçants qui soutiennent par leurs encarts publicitaires le JDB et son idéologie d’extrême droite.

En écoutant l’émission de France Culture « Les pieds sur Terre » du 15 octobre 2015 2, nous nous rendons bien compte que les personnes interrogées reprennent l’argumentaire qui leur est servi : c’est le but de la propagande, c’est la raison pour laquelle la municipalité de Béziers a doublé la parution du JDB.


C’est aussi une des raisons d’être d’En Vie à Béziers : lutter contre les idéologies nauséabondes.

1) L'article L. 226-15 du Code pénal stipule qu'est interdite sous peine de poursuites la diffusion d'un courrier privé sans l'accord de l'expéditeur, et le fait de porter atteinte au secret des correspondances. C'est pourquoi nous ne publions pas l'intégralité de la lettre reçue et avons délibérément supprimé le nom et la raison sociale de l'expéditeur.

2) Lien france culture : Les pieds sur Terre