Notre maire d'extrême droite plurielle revendique le traditionalisme : connait-il seulement l'histoire de Béziers ? « Paratge e convivencia » est une éthique qui provient de la civilisation occitane. « paratge » désigne l'égalité entre tous, « convivencia » signifie l'art de vivre ensemble dans le respect des différences.

Cette éthique a favorisé le commerce et la cohabitation pacifique des peuples méditerranéens en Languedoc Roussillon, qui se nommait naguère la Septimanie. C'est à travers cette culture que les consuls de la ville se sont révoltés contre l'Inquisition, et ont choisi de risquer la mort en 1209 plutôt que de livrer leurs concitoyens accusés d'hérésie par les Croisés du Pape.

Béziers est une terre de résistance. Il suffit pour s'en convaincre de nous remémorer quelques unes de ses personnalités historiques. Casimir Peret, alors maire de Béziers depuis 1848, ardent républicain, s'oppose au coup d'Etat de Napoléon III le 2 décembre 1851. Il sera déporté à Cayenne et décède loin de notre cité. La mémoire de son engagement sera entretenue dans un livre d'Antoine-Emile Moulin, autre personnalité politique de notre cité. Dreyfusard de la première heure, il participa à la fondation de la Ligue des Droits de l'Homme, dont il fut le premier président à la section de Béziers. En Laïc convaincu, il s'engagea en faveur de la loi de 1905 pour la séparation des Églises et de l'État. Son fils a éclairé notre ville du flambeau de la résistance. Jean Moulin, coordinateur de la Résistance française, érigée contre le nazisme sous l'occupation, décède de ses blessures infligées lors des interrogatoires de la Gestapo le 8 juillet 1943, un an avant la libération de notre pays.

Nous, habitants de Béziers, revendiquons l'Histoire de notre cité, c'est la nôtre, c'est celle de notre pays, que l'on nomme parfois: le pays des Droits de l'Homme.