Face à la communication envahissante du maire de Béziers qui, deux fois par mois vient bourrer les boîtes aux lettres des Biterrois et leur crâne à grands renforts d'un journal dont le contenu nauséabond renvoie une image détériorée de la ville, des Biterrois se sont engagés dans une action citoyenne.

Par RasKarKapaK

L'action dénonce cette communication malsaine par la création d'un autocollant, qui répond frontalement au contenu du Journal de Béziers (JDB) et qui indique clairement que le JDB est indésirable dans la boîte qui arbore le sticker au message explicite : « Le journal de Béziers : non merci ».

Certains esprits chagrins pourront toujours détourner le regard, trouver la manière grossière et dans la foulée ne pas déplorer l'abîme culturel dans lequel Béziers est plongé depuis l’avènement de son dernier maire. Mais ici l'expression « une réponse du berger à la bergère » prend toute sa signification. Cela aurait pu être une « réponse du berger à Duverger » tant la dernière épouse du maire de Béziers reste présente dans l'ombre de son mari à qui elle susurre peut-être (entre deux fessées bélew ?) les directions à prendre, notamment sur les questions religieuses qui, en France, ne sont généralement pas des prérogatives municipales.

« Une communication envahissante et nauséabonde qui ne reflète en rien la ville »

C'est Christophe Huc, administrateur de la page facebook « Béziers quel passé ! Mais quel avenir ? III - POLITIQUEMENT INCORRECT » qui s'explique quant à ce geste citoyens maintes fois repris sur internet et fleurissant sur les boîtes aux lettres Biterroises « en fait c'est un constat qui est parti depuis le groupe sur facebook et ce bien avant la lecture du JDB où de plus en plus de gens, 2797 membres à ce jour, ce sont sentis agressés voire maltraités par cette communication envahissante qui ne reflète en rien Béziers et qui rabaisse volontairement et trop souvent le niveau à hauteur du caniveau ».


Le caniveau, une grande source d'inspiration pour le maire de Béziers qui n'hésite pas dans son JDB auto-promotionnel à offrir en lecture à ses administrés des photos d'étrons en gros plan, en articles des thèmes nauséabonds et alarmistes, comme une chaîne d'info en continu, dont la ligne éditoriale est de faire peur aux téléspectateurs pour mieux les avoir sous audience. Comme si une communication de type stalinienne se déversait, telle une marée noire, dans les boîtes aux lettres de Béziers, une communication suintante appuyée par des campagnes d'affichage tout aussi nauséabondes.

« Peur et acculturation, des constantes de l'extrême droite perpétuées par la municipalité »

Si le JDB et les campagnes d'affichages font la part belle aux bas instincts, notons qu'en cela le maire de Béziers est cohérent puisque c'est une des constantes de la stratégie d'acculturation que ne s'est jamais refusée l'extrême droite (diviser, effrayer et abrutir pour mieux régner). En cela, merde en gros plan et fessée d'un autre temps, le maire de Béziers donne aux Biterrois ce qu'il pense que les Biterrois valent. Mais les Biterroises et Biterrois valent beaucoup mieux qu'une culture de caniveau (culture de caniveau, qui englobe les conférences des copains du maire qui n'ont pas d'autres objectifs que de continuer à insuffler la peur et à faire raquer le public, lequel achète les livres de ces porte-voix réactionnaires qui font lien entre les théories les plus rances et Béziers, lors de ces conférences).

« Je ne désespère pas des Biterroises et Biterrois ! »

Selon le grand Huc « c'est une action qui se veut symbolique et qui participe également à ce qui doit maintenant peut-être se rendre plus visible sur la ville, à savoir les actions citoyennes ! A mon sens il faudrait qu'il y ait plus d'actions citoyennes à Béziers ! Mais je ne désespère pas des Biterroises et Biterrois. Généralement je crois en la femme et l'homme ». L'esprit grivois de l''ancien rugbyman n'aurait sûrement pas déplu à un certain François Rabelais (extrait de Gargantua, chapitre 13 : « J'ai découvert, répondit Gargantua, à la suite de longues et minutieuses recherches, un moyen de me torcher le cul. C'est le plus seigneurial, le plus excellent et le plus efficace qu'on ait jamais vu. » Même s’il est tentant d'essayer avec le JDB, c'est cependant à déconseiller : rêche et glacé, le torchon ne trouvera sa place qu'au fin fond de la litière du minou).

C'est donc tout naturellement devant une chopine que le Biterrois avance quelques pistes de réflexion : «de notre côté nous réfléchissons à mener des actions simples sur la ville à destination des habitants et avec la double volonté de redécouvrir Béziers et de retisser les liens entre les citoyens. Cela pourrait relever de projets culturels portés par de l’événementiel, ou des choses beaucoup plus simples comme se retrouver dans Béziers, réapprendre à s'y promener pour découvrir ou redécouvrir certains de ses endroits ! ».

Des actions modestes pour manifester, en dehors de tout cadre politique, son désaccord avec des options municipales intenables ? Cela ressemble à une piste peut-être pour que chacune et chacun se réapproprie sa citoyenneté qui désormais ne doit plus être réduite à sa plus simple expression lors de seuls et frustrants temps électoraux.

NDLR : pour commander des autocollants, contacter Christophe Huc sur la page facebook « Béziers quel passé ! Mais quel avenir ? III - POLITIQUEMENT INCORRECT ». Précision utile, le bénéfice de la vente des autocollants sera reversé à une association caritative du Biterrois.