La révolution alimentaire semble être en marche dans le 18ème arrondissement de Paris. Pas en marche à la Macron, mais avec de réelles transformations progressistes, économiques et sociales.

Par Didier,

La "Coopérative de la Goutte d'Or" est implantée dans le dix-huitième depuis 3 ans. Elle a été constituée à l'initiative d'un groupe d'habitants de ce quartier populaire parisien. Le principe de fonctionnement est simple : une centaine de producteurs vendent directement et sans intermédiaire, 80 % des produits sont labellisés bio. La coopérative est participative et autogérée, elle ne compte pas de salariés. L'adhésion est de 15 euros, 450 familles sont adhérentes.

 

A" La Louve", on trouve les mêmes produits que dans un supermarché entre 15 et 40 % moins cher

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"La Louve" est un supermarché collaboratif qui a ouvert en septembre 2016. C'est une coopérative alimentaire ouverte à ses membres contre 100 euros d'inscription par an et 3 heures de participation toutes les 4 semaines aux tâches du magasin.

A" La Louve", on trouve les mêmes produits que dans un supermarché entre 15 et 40 % moins cher que dans le reste de la distribution alimentaire. L'idée n'est pas de faire du low cost mais de maîtriser la chaîne alimentaire, la qualité, la proximité, de supprimer les intermédiaires et le marketing. A ce jour, "La Louve" a près de 4500 membres.

"L'Indépendante" est une autre coopérative créée dans le même quartier par des habitants qui se préoccupaient de l'accès à des produits non frais : huile, farine, savon, pâtes, légumes secs... "L'Indépendante" est auto organisée entre coopérateurs qui réceptionnent la marchandise achetée via une petite centrale d'achat de produits bio, locaux et issus du commerce équitable. La centrale d'achat s'appelle Terra Libra. Fortement connectée sur l'impact environnemental, "L'Indépendante" propose un type d'achat responsable, à prix coûtant, autour de produits sains.

 

Du côté de "Kelbongoo", on propose en ligne sur internet des produits fermiers à petits prix

 

C'est le producteur qui fixe le prix de vente dont 77 % lui est reversé. Les 23 % restant servent à couvrir les frais de fonctionnement et de logistique puisque les produits sont collectés dans les lieux d'approvisionnement. Pas d'intermédiaires là aussi mais pas non plus d'adhésion ou de coopérative. Achète qui veut, durablement ou pas. Près de 200 produits sont référencés sur le net (pommes de terre, carottes, oignons . . .). "Kelbongoo" achète exclusivement en Picardie sans intermédiaire.

Tous ces exemples sur un territoire restreint le montrent, il est possible de mettre en place d'autres formes de vente, de distribution, de production que celles du capitalisme dominant. Il suffit que les gens se rencontrent et s'auto organisent !