En pendant de la rubrique « sous le F.N la plage ! », nous avons décidé de créer une nouvelle rubrique : « Dans les laboratoires des villes administrées par l'extrême-droite ».

Par Didier,

Nous y rendrons compte des attaques sociales, syndicales, associatives, politiques . . . qui sont menées contre les libertés et le vivre ensemble. Pour ce premier article nous partons à Hayange, en Moselle, dans une ville récemment conquise (en 2014 comme Béziers) par le Front National.

Fabien Engelmann, le maire d'Hayange, cultive les similitudes avec notre ex reporter sans frontière et ex militant LCR et PS. Il affiche lui un parcours politique à Lutte ouvrière et au NPA et un militantisme syndical à la CGT.
Un parcours politique quasi commun doublé d'une volonté quasi commune de renier ce qui a été pratiqué.
Dans le cas d'Engelmann il n'y a toutefois pas de passage par le QATAR, mais une même volonté de faire le buzz hors des limites de sa ville pour se faire un nom dans l'appareil du F.N.
Les deux acolytes se servent ainsi de leur ville comme d'un laboratoire pour y développer leurs thématiques.
Menard et Engelmann donnent dans l'attaque à outrance contre l'immigration et les associations. Si à Béziers, Menard attaque les associations Arc en Ciel, Esprit Libre, l'ABCR et maintenant la Cimade, à Hayange Engelmann attaque lui, le Secours Populaire Français.
Comme à Béziers avec le responsable d'Arc en Ciel, la responsable du Secours Populaire Français d'Hayange aurait commis un crime de lèse-majesté en relatant publiquement des positions prises par la municipalité de sa ville (en l'occurrence l'exclusion d'enfants de migrants d'un goûter de Noël).
Plus grave, le SPF d'Hayange aurait aidé à organiser un repas pour les réfugiés.
A Hayange comme à Béziers l'attaque est organisée et planifiée : fin des subventions (2700 euros sous l'ancienne municipalité, 500 euros en 2015, plus rien en 2016), puis récemment une procédure d'expulsion de l'antenne du SPF d'Hayange des locaux prêtés par la mairie (comme pour l'ABCR à Béziers).
Dans ce contexte, la mobilisation fin septembre 2016 de dizaines de bénévoles, de bénéficiaires, d'élus, pour barrer l'accès du local du SPF à l'huissier de justice mandaté par la municipalité est un premier succès.
A la suite de cette première mobilisation, Engelmann a averti qu'une procédure d'expulsion allait être lancée.
Pourtant le SPF d'Hayange s'occupe de 800 personnes sur la ville, mais il ne trie pas comme le demande la municipalité entre races, origines, et statuts.
Présent sur la ville depuis 1978 le SPF n'a jamais eu ni bail, ni convention. La mobilisation en sa faveur, locale, nationale et internationale s'organise. Dans la difficile bataille qui s'annonce la solidarité sera de mise, d'autant qu'Engelmann veut donner la salle du SPF à une association croupion du F.N, << Fraternité Française >>, présidée par l'euro députée Mireille d'Ornano et dont la présidente d'honneur est Jany Le Pen la femme du commandeur suprême.
L'affaire est maintenant entre les mains du tribunal administratif, et pendant ce temps le SPF va continuer à aider tous les bénéficiaires sans distinction de races, de couleurs, d'origines ou de titre de séjour.