En écoutant une chronique sur une radio du groupe Radio France portant sur le « Je suis » si symptomatique de l’année 2015 et décliné à toutes les sauces, le chroniqueur faisait remarquer que « je suis…je suis » avait été la marque de fabrique d’un animateur télé célèbre, Julien Lepers, débarqué comme un mal propre d’avoir trop été.

 par DGRojoyVerde

Et cela m’a rappelé la création d’EVAB et ce qui a participé à la création du titre de notre quotidien.

Au moment des premières réunions, une de celles-ci avait en autre porté sur le titre de notre fanzine et un vote en cascade avait décidé de placer en tête En Vie à Béziers. Il est librement inspiré du titre d’une chanson tiré de l’album éponyme, le dernier du rappeur Akhenaton, Je suis en vie, sorti en France en novembre 2014. Ce titre est comme un cri d’existence et c’est assez curieux de voir qu’il était à ce point prophétique à l’instar du Grand incendie sur l’album Des visages des figures de Noir Désir sorti dans l’année 2001, annonçant la destruction des tours jumelles à New York. Ce Je suis en vie, nous l’avons saisi et pris pour ce qu’il était, en jouant avec les mots et les sens dans le but de donner envie.

Prêts à écrire pour résister

Nous avons fait un « nous » de ce « je(u) » pour dire « nous sommes en vie à Béziers », prêts à écrire pour résister. Nous étions dans le sens de l’Histoire comme les titres cités plus hauts, prophétiques, sachant qu’il est ardu d’être prophète en son pays et ces journalistes urbains sont bien placés pour le savoir, trop peu lus ou écoutés pour ce qu’ils portent, une écriture sur la société qu’ils vivent, qu’ils sentent et dont ils prophétisent bien malgré eux des évènements. Gageons que nos petites pépites laissent des traces « au derrière d’elles-mêmes » comme leurs chansons ont éveillé et tenu en éveil des consciences d’une à deux générations déjà.