Au XXIe siècle, nombreuses sont les personnes qui pensent que dans nos démocraties, la liberté de la presse est une réalité. Que la presse muselée, c’est bon pour les pays d’Asie, d’Afrique, d’Amérique latine ou la Russie. En fait, dans les pays dits « développés » les choses se passent autrement, de façon plus insidieuse, mais tout aussi efficace. Qu’est-ce à dire ?

 

la quasi-totalité des médias appartient aux plus grandes fortunes françaises.


Arnaud Lagardère possède les éditions Hachette, Fayard, Grasset, Hatier, Hazan, Le Masque, Marabout, Pluriel, Stock, Le Livre de Poche, Larousse, Armand Colin, Dalloz et Dunod ; les magasins Relay et Virgin ; les titres de presse Paris-Match, Elle magazine, le Journal du Dimanche, La Provence, Nice-Matin ; les stations radio Europe 1, Europe 2, RFM ; les chaînes de télévision Canal J, MCM, Mezzo, Tiji, Match TV, la chaîne météo, CanalSatellite, Planète, Planète Future, Planète Thalassa, Canal Jimmy, Season, CinéCinéma, AlloCinéInfo et EuroChannel.


Martin Bouygues et sa famille possèdent les chaînes de télévision TF1, LCI, Odyssée, Eurosport, Histoire, UshuaïaTV, S Star, Cinétoile, Cinéstar, Télétoon, Infosport, Série Club, TF6, TV Breizh ; les sociétés de production de films Téléma, Film Par Film, TF1 Film Production ; la société de distribution de films TFM ; la société d’édition vidéo  TF1 Vidéo ; les magazines Tfou Mag, Star Academy, et pour la presse écrite quotidienne gratuite Métro.



Serge Dassault, et sa famille possèdent Le Figaro, L’Express, le Figaro Magazine et Valeurs Actuelles.


Avec ces 3 personnes, nous avons listé notamment le premier éditeur de France, le second libraire de France, le premier quotidien de France, la première chaîne de télévision de France si ce n’est d’Europe. Dans ce pays, la plus grande partie des médias est donc détenue par cinq empires financiers : Bouygues, Dassault, Lagardère, Bertelsmann (groupe RTL, M6), Vivendi-Universal (Canal+, SFR).
Ajoutons encore Bernard Arnault l’homme le plus riche de France, qui possède Les Échos. Vincent Bolloré qui possède la chaîne de télévision Direct8, les journaux gratuits Direct Soir et Matin Plus, en plus du groupe publicitaire Havas contenant RSCG de Jacques Séguéla.
Une telle concentration de l’information aux mains des plus riches n’est pas un hasard. Dans une démocratie, il faut contrôler l’opinion, la façonner. Puisque les gens votent, il faut leur indiquer la bonne voie. Une idée ou une info répétée dix fois dans différents médias devient une vérité. Nos médias sont des fabriques d’opinions.

 

Notre Ménard sait cela parfaitement !

 

Et il l’applique à Béziers :
    ⁃    Il multiplie par deux la parution du Journal de Béziers, véritable outil de propagande.
    ⁃    Il « libère la parole » en invitant des personnes qui répètent les mêmes choses : « y a trop d’Arabes, l’Islam est un danger, on n’est plus chez nous, c’était mieux avant, l’insécurité est partout, etc. ».
    ⁃    Il utilise aussi les panneaux publicitaires de la ville pour faire sa Com (pétition pour l’eau trop chère, le nouvel « ami » de la police, les Galeries Lafayette, etc.)
Dans ce domaine, il n’hésite pas à dépenser ! Il sait que son matraquage médiatique peut être payant : quand on répète dix fois une chose, elle devient vérité. Il a appris tout cela à  Reporters sans frontières, financé par la CIA et ses officines, comme le dévoile Thierry Deronne dans son livre  La face cachée de Reporters sans Frontières. Il n’hésite pas à parler de RSF comme le bras médiatique européen de la CIA.
Toute la raison d’être d’En vie à Béziers est là, dans une contre information, dans ce désir de ne pas être enseveli sous les énormités démagogiques de la Ménardie et de la Lepénie. Cet esprit de résistance, on doit l’avoir à Béziers, mais aussi quand on ouvre son poste de télé, son  Midi Libre ou tout autre presse.  Les puissants veulent nous faire « bien penser » ?
 À nous de penser librement !

Site à visiter : ACRIMED (Action Critique Médias) : http://www.acrimed.org/            

Acrimed cherche à mettre en commun savoirs professionnels, savoirs théoriques et savoirs militants au service d’une critique indépendante, radicale et intransigeante des médias.