Passe, passe le buzz, y'a du monde sur la corde à linge (mais de monde de moins en moins à Béziers). Il paraît que depuis qu'il est arrivé à la municipalité, le maire de Béziers se gausse des nombreux « buzz » qui, selon lui, font à nouveau parler de la ville.

Peu importe dans quels termes, l'essentiel étant de faire, pour le maire de Béziers, un maximum de buzz. Aujourd'hui à force de multiplier les déclarations comme des pains, le maire de Béziers et ses éminences extrémistes se voient pris dans une fuite en avant, non pas une course à l'échalote mais, plus trippant pour l'omni-réactiomaire, une course aux buzz.

 

Toujours plus... pour lui !

 

bob pas content

 Quand le maire de Béziers dénonce la prise de position de Ginette Moulin qui évoque une possible fermeture des Galeries Lafayette, fustigeant ainsi la décision de cette même direction de faire la part belle à l'argent (« elle en veut encore plus ! » « Le fric vit plus fort ») 1, il oublie que lui même priorise des décisions où la dimension du fric, du toujours plus, est sans cesse présente. C'est normal, c'est une constante de la vision politique des partis d'extrême-droite que de se prendre et de perdre leur électorat dans un dédale de contradictions.

L'auto-célébration du maire, dans son propre journal et par voie d'affichage, qui n'est ni plus ni moins qu'un plan communication en vue d'une future élection, représente des centaines de milliers d'euros. N'y avait-il pas plus urgent à faire pour la cité et ses habitants ? Pas pour le maire qui a besoin ENCORE PLUS de surface médiatique. Ce maire est visiblement profondément contradictoire.

Quand cet hiver, sur les ondes de Radio Peinard Skyrock, le premier édile promet « On fera une messe pour l'ouverture des arènes encore plus spectaculaire, avec la Vierge qui viendra, avec des chevaux, on va faire un truc somptueux ! ». Spectaculaire, somptueux... n'annonce-t-il pas là les sommes d'argent qu'il prévoit d'engager pour son unique et bon plaisir religieux, délaissant ainsi l'intérêt citoyen de tous les Biterrois ? Indubitablement très contradictoire.

 

Quand le maire titre son torchon municipal d'un ostentatoire, mais creux, slogan « le luxe est de retour à Béziers », les Biterroises et Biterrois peuvent alors constater quels penchants nourrissent les motivations politiques de ce maire, qui à partir de 2007 a rejoint le Qatar... comme Ginette Moulin. Faudrait arrêter les contradictions là, hein !

La dernière bobotte de l'hibernatus biterrois, c'est l'édification d'une fontaine musicale. Deux millions d'euros (2 000 000 €) pour la (petite) trace sonore et mégalo de leur maire. Une lubie que les contribuables, à n'en pas douter, seront enchantés de financer. Croit-il vraiment, ce maire sans visions, que des cars relieront Béziers pour y déverser des flots de touristes impatients de visiter SA fontaine ?

Dans ce cas également les sommes colossales engagées n'auraient-elles pas pu être affectées à l'amélioration de la vie des habitants de Béziers ? Sur le même air que Georges quand on est contradictoire, on est contradictoire.

 

Les enfants, la jeunesse, les grands perdants de la politique étriquée du maire de Béziers

Une des grandes contradictions du maire de Béziers, c'est l'insistance avec laquelle il s'en prend par ces décisions, à l'enfance et la jeunesse. Quartier de la Devèze, des délinquants dégradent. Qu'à cela ne tienne, le maire de Béziers supprime l'aire de jeux, punissant les jeunes enfants à la place des délinquants. Des employés municipaux étaient affectés auprès d'une association de prévention ? A son arrivée, le maire de Béziers réaffecte les employés aux services municipaux. Résultat : la prévention à l'adresse de la jeunesse s'opère beaucoup plus difficilement, voire dans certains quartiers a été carrément abandonnée, les moyens humains subitement sabrés.

Toujours dans le quartier de la Devèze, un responsable associatif prend la parole, la parole déplaît au maire de Béziers, ce dernier supprime les subventions de cette association qui œuvre pour les enfants. La démocratie, la libre expression, le maire de Béziers, il en veut seulement et seulement s'il est le seul à pouvoir l'utiliser comme bon lui semble !

 

Le réactiomaire et ses identitaires ternissent la ville

Désormais, le maire de Béziers ne peut plus s'arracher à ces dérives crypto-frontistes, cela fait partie de son ADN politique. Déjà à l'époque le maire affichait une contradiction décomplexée, assumée, en fait tout à fait factice et purement tactique : « mais ma relation est claire avec le FN. Si je partage 80 % des idées de Marine Le Pen, je ne suis pas d'accord avec elle sur certains points » 2.

La particularité de Béziers semble résider dans la synthèse que veut réaliser l'actuel maire dans le cadre de la refonte des nouveaux mouvements d'extrême-droite.

D'un côté sont toujours présentes les propositions réactionnaires, des initiatives marquées par leur vacuité, mais faisant parler du maire pour son plus grand plaisir : blouse pour les enfants, affiches violentes, attaque du monde associatif, attaques contre la presse, roman politique archaïque inscrit dans le passé (iconographie 1900 pour des festivités à un franc, rhétorique inscrite là aussi dans le passé « La presse ment ! La presse ment ! »). Un cocktail qui séduit un électorat nostalgique.

 

D'un autre côté accompagné par des personnages issus des mouvements extrémistes ultra-violents (Pacotte, Naudin, Beck), le maire de Béziers veut s'attirer les faveurs d'un électorat toujours plus radicalisé.

 

Des résultats raccords avec le maire : des résultats médiocres

Les seuls résultats que les Biterrois peuvent constater, ce sont : une campagne d'affichage massive et une propagande non moins massive avec quelques 80 000 journaux par mois (plus d'un par habitant). Au passage, l'impression des quelques 80 000 exemplaires est confiée à une société sise à Vendargues. Pour un maire qui se dit préoccupé uniquement par Béziers et celles et ceux qui y vivent et y travaillent, la déclaration pourrait faire sourire, jaune, les nombreux entrepreneurs spécialisés dans l'impression que compte la ville.
Une agitation médiatique permanente financée par les contribuables. Ce n'est pas anormal puisque c'est là le (seul?) savoir-faire du réactiomaire de Béziers qui dans ses vies professionnelles antérieures ne pouvait que compter sur sa propension à se mettre en scène, à s'auto-célébrer.

Aujourd'hui en charge de Béziers et non plus d'une association ou d'une entreprise de presse, le maire de Béziers croit pouvoir assommer les Biterroises et Biterrois avec une verve agressive envahissante, en surfant sur les thèmes extrémistes, et en enfermant d'autorité dans le passé et sans espoir d'évolution, ces administrés. En effet dans le dernier numéro du torchon municipal l'on peut lire une déclaration éclairante quant à l'état d'esprit du maire et ce vers quoi il veut entraîner les habitantes et habitants « ici le changement c'est jamais ! ».

 

ici le changement c'est jamais !

 

Mis à part une campagne d'auto-célébration sans précédents, mis à part des réfections de façades qui pour certaines, et très probablement par hasard, comprennent les habitations personnelles, mis à part la désignation « d'ennemis de l'intérieur » pour mieux faire oublier la vacuité de son action, en dépit de ces écrans de fumée qui sont autant de buzz, le maire de Béziers ne peut pas travestir la réalité de ce qu'est la ville aujourd'hui.

Un centre-ville qui ne parvient plus à endiguer l'hémorragie des fermetures de commerces, des quartiers stigmatisés et délaissés, des populations ostracisées, des projets entrepreneuriaux riches d'emplois refusés (Orchestra 300 CDI)3.

 

devantures

 

En regard de quoi le maire décide d'investir, dans un plafond aussi médiéval soit-il, dans une fontaine à musique, dans des ravalements de façades ciblés et dans de grandes cérémonies religieuses et dispendieuses à venir.

 

 

Aqui es Béziers !

 

k commerces

Du coup : « oh bin nous on vient de Lyon et Strasbourg, nous sommes des habitués de Béziers depuis notre jeunesse, nous y venions régulièrement pour passer des vacances. Au printemps et en été essentiellement. Étudiants, nous y venions entre copains pour la féria puis plus tard nous avons continué à nous y retrouver avec nos familles. Entre mer et basse montagne on s'y plaisait, mais franchement, là, je dois avouer qu'aucun de nous et de nos familles ne voulons remettre un pied pour un séjour dans cette ville dont le maire ne communique que sur la religion, la sécurité et la division. Ça sent le renfermé et l'esprit facho, non merci ! Il est de même pour nos relations qui ont une vision horrifiée de ce que peut être cette ville. Aussi ce printemps on a été jusqu'en Espagne et cet été nous devrions rééditer, on fera comme durant ces vacances avec un arrêt pipi au Polygone on pourra flâner et se désengourdir les jambes avant de repartir pour les deux dernières heures de route ! »

 

Trop de buzz dont le maire abuse débouche sur une politique de buse

On le voit, malheureusement pour la ville et ses habitants, le seul élément qui semble parvenir à fédérer les énergies du premier édile de Béziers, c'est son amour immodéré pour le buzz. Mais le buzz ça ne crée pas de l'activité. Ça flatte très certainement l'ego démesuré de l'archimaire mais ça reste un facteur d'illusions, de mirages, d'hallucinations et le dealer de buzz installé à la mairie ne pourra pas indéfiniment conserver son emprise sur les esprits biterrois. Les habitantes et habitants de Béziers, faut-il le préciser à ce maire perdu dans le brouillard de ses buzz, ne sont pas que des neuneus dépourvus des outils nécessaires à l'analyse de l'action de leur omni-réactiomaire, aujourd'hui les Biterroises et Biterrois constatent le risque imminent de naufrage durable qui pèse désormais sur la ville.

 

1)http://www.20minutes.fr/montpellier/1581507-20150408-beziers-nouvelle-affiche-polemique-robert-menard-contre-proprietaire-galeries-lafayette
2) http://www.midilibre.fr/2014/02/28/menard-je-suis-clair-avec-le-fn
3) http://www.midilibre.fr/2014/12/11/le-probleme-de-beziers-c-est-le-polygone