Cette rubrique rend compte des attaques sociales, syndicales, associatives, citoyennes et politiques menées par l'extrême droite contre les libertés et le vivre-ensemble. Pour ce numéro 22 d'EVAB nous faisons le point sur la recrudescence de la violence raciste et fasciste en France et en Europe.

Par Didier

Fin juin 2017 un militant nationaliste originaire d'Argenteuil (Val d'Oise) est arrêté car il est soupçonné de préparer un attentat contre le nouveau président de la république lors du défilé du 14 juillet.
Depuis l'été 2017 à Lyon, des militants néofascistes tentent de coloniser des quartiers de la vieille ville. Aux collages d'affiches et autocollants qui ont tenté de délimiter les quartiers comme "zone anti-racaille", ont rapidement succédé : les arrachages de plaque de rue comme la rue de la Juiverie, les caillassages des vitrines, les menaces et agressions physiques.
Mi-octobre 2017 un jeune nazillon de 21 ans, Logan N, est arrêté car il projetait avec une dizaine de comparses, d'exécuter des attentats contre des mosquées et des hommes politiques français. Le nom de code de son projet était : OAS.
Fin novembre 2017 à Nantes et à Angers d'autres militants nationalistes sont jugés pour avoir agressé physiquement des Maghrébins et des couples mixtes (blancs et noirs).

 

Béziers reste un laboratoire : celui de l'union de la droite extrême et de l'extrême droite autour de "valeurs communes"


Les mêmes raisons poussent partout au passage à l'acte :

- La défaite de Marine Le Pen au second tour des présidentielles.
- L'éloignement d'une prise du pouvoir par les urnes.
- Les passerelles, voire même les viaducs, entre la droite extrême et l'extrême droite.
- La volonté de créer une contre société nationaliste.
- La fréquentation successive de toute la galaxie nationaliste et identitaire.
- La fascination pour le nazisme et les SS.
- La théorie du grand remplacement.
- L'intégrisme catholique.
- La haine de l'islam, des non blancs, des migrants.

 

manifpourtousfrance
Les néofascistes de l'Héxagone ont leurs réseaux et leurs rituels : ils se retrouvent à Calais et à Nice pour violenter les migrants, à Lyon pour soutenir le '' bastion social '' un squat pour SDF français uniquement, à Nantes pour assurer le service d'ordre d'une conférence identitaire.

 

Pour le 11 novembre dernier, les mêmes réseaux appelaient, sur le net, à participer à un rassemblement en Pologne. Ce jour-là, près de 60 000 néofascistes européens manifestaient à Varsovie pour fêter la renaissance de la très catholique Pologne en 1918, à l'issue de la première guerre mondiale. Ce jour là, près de 12 manifestations de droite ont sillonné la ville, celle des néofascistes était la plus importante. Pendant ce temps à Béziers, le néofascisme municipal de Ménard :

- Tente de créer des milices et d'imposer une crèche dans la mairie.
- Impose des messes dans les arènes pendant la féria.
- Recouvre la ville d'affiches contre les migrants.

Dans une sorte de tentative de légalisation à l'échelle d'un territoire d'une partie des thématiques néofascistes, Béziers reste un laboratoire : celui de l'union de la droite extrême et de l'extrême droite autour de "valeurs communes".