Vous en rêviez, EVAB l'a fait : dans ce numéro vous pouvez lire la vraie fausse interview d'Emmanuelle Duverger Ménard !

Par Didier,

 

EVAB : Bonjour Emmanuelle Duverger Ménard, merci de répondre aux questions d'EVAB. Merci de permettre de rentrer dans l'intimité de celle qui est surtout connue comme l'égérie de Robert Ménard aux lecteurs biterrois qui vous connaissent peu.

E.D.M : Rentrer dans l'intimité comme vous y allez, j'accepte cette interview essentiellement parce que je suis une femme politique vouée à un destin national. Un destin Front National si j'ose dire.

E.V.A.B : Justement, avant d'envisager ce destin national, il se murmure dans le "mundillo" biterrois que vous auriez été l'héroïne d'un des premiers films érotiques français qui porte justement votre prénom. Est-ce vrai ?

E.D.M : Oui c'est vrai, c'est une époque de ma vie dirigée vers le septième art avant l'écriture. Mon ambition était de promouvoir un cinéma érotique français de souche pour faire barrage au cinéma érotique islamiste.

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E.V.A.B : Mais il n'existe pas de cinéma érotique islamiste !

E.D.M : Justement, ce projet culturel a été tué dans l'œuf par le succès planétaire des "Emmanuelles". Cet hégémonisme culturel français de France est un bon exemple des barrages qu'il faut instaurer contre l'islam conquérant.

E.V.A.B : Mais comment avez-vous pu passer d'un projet érotique au projet de Civitas qui est la branche « laïque » de l'Opus Dei ?

E.D.M : C'est le même projet qui se décline différemment. C'est faire barrage avec le corps ou contre le corps. "Emmanuelle" servait à figer, tétaniser l'imaginaire islamiste en utilisant latoile de fond coloniale puisque je vous le rappelle l'histoire d'Emmanuelle se passe en Asie dans le milieu des Européens exilés, les asiatiques ne sont que spectateurs des libertinages d'une blanche oisive. Pour ce qui concerne Civitas et plus largement la "Manif pour tous", il s'agit de contraindre le corps par l'interdiction de l'avortement, la prescience du mariage mixte, l'interdiction de toutes les dérives LGBT. Nous obéissons là à un changement de paradigme. Dans les années 70, nous utilisions le corps comme un élément qui catalysait la libido des peuples dominés. En 2017, nous contraignons le corps pour l'assujettir à la placeque nous souhaitons. En 70, nous n'étions pas aux portes du pouvoir, en 2017 oui. Nous pouvons donc décliner notre projet d'enfermement.

E.V.A.B : Votre point de vue a le mérite de la clarté. Pour en revenir à votre candidature, pourquoi avoir décidé de passer de l'ombre de votre mari à la lumière de la députation ?

E.D.M : Il n'y a que vous qui pensez que je suis dans l'ombre de mon mari. J'ai construit la carrière politique de mon bichon au moment où il était un paria en France comme à l'étranger. Sans cet atterrissage politique réussi sur Béziers, Bobby pouvait disparaître des écrans radars, il ne s'en serait pas remis, il aime trop la lumière des projecteurs !

E.V.A.B : En quelque sorte vous avez donc protégé votre mari ?

E.D.M : Mais je ne fais que ça ! Bichon est un être fragile qui sous des dehors de matamore (vous remarquez le jeu de mot . . .) a besoin d'être choyé, adulé, protégé.

E.V.A.B : Est-il exact que votre mari ait exigé que votre suppléant s'appelle Nain ?

E.D.M : Oui, c'est vrai. Chouchou est très jaloux et très susceptible sur sa petite taille. Une des conditions à ma candidature était que l'homme qui devait m'accompagner soit ostensiblement désigné comme un inférieur d'où le choix de Nain. C'était montrer aux électeurs que l'homme qui m'accompagne est toujours Bobby et que tous les autres restent des nains en politique. Nain le sait, c'est comme ça, il n'avait pas le choix, c'est en quelque sorte un prête nom, le vrai tandem reste et restera bichon et moi.

E.V.A.B : Justement, est-ce-que vous ne pensez pas que ce couple qui affiche une certaine conjugalité en privé comme en public peut vous coûter les élections ?

E.D.M : Les biterrois ont tout gobé jusqu'à présent, je ne vois pas pourquoi ça s'arrêterait ! Nous avons vendu du vent, du rêve, et ça a toujours marché, je ne vois pas pourquoi ça finiraitun jour. Les biterrois sont des grands enfants qui ont envie qu'on leur raconte des histoires. Comme les grands enfants, ils ont envie qu'on leur raconte des histoires qui font peur et ils ont envie d'un papa et d'une maman pour les protéger. Nous, nous racontons des histoires d'invasions, de grand remplacement, de disparition. Les biterrois adorent ça, ils en redemandent !

E.V.A.B : Pas tant que ça puisqu'au second tour des élections présidentielles Marine Le Pen a été battue ! Votre camp semble de plus se lasser d'un couple qui catalyse tous les pouvoirs, sans les partager.

E.D.M : Cette supposée lassitude reste à démontrer ce qui sera effectivement fait à l'occasion de ces élections législatives. Bichon et moi nous ne changerons rien à notre façon de gérer la ville, notre couple et bien sûr la députation. Nous avons besoin de nous mettre en scène de cette manière. C'est un besoin vital qui n'est pas négociable, avec qui que ce soit !

E.V.A.B : D'où cette liste d'ex partisans qui s'allonge et qui prennent leur distance ?

E.D.M : Si vous voulez parler de Beck, Pacotte, des leaders locaux du FN ou du RPF, ils ne comptent pas puisque les décisions se prennent à Paris dans des états-majors qui se contre fichent des humeurs locales. Chouchou et moi, nous sommes en terre de mission dans le biterrois, nous ne pouvons pas céder aux caprices de chefs de clans ou de tribus qui ne font que refléter l'aspect arriéré local. De toutes les façons, ils cèderont !

E.V.A.B : Même si comme avec Beck vous partagez l'intégrisme chrétien ?

E.D.M : Beck a même été un combattant armé de la chrétienté, mais ici sur Béziers il a cru qu'il était dans sa milice uniquement entouré d'hommes et que seuls les hommes pouvaient commander. C'est une grande erreur que d'avoir voulu me contourner et d'avoir voulu contrôler mon Bobby sans mon assentiment. Rien ne peut se faire et ne pourra se faire sur Béziers sans que je sois d'accord. Autant donc que je sois députée.

E.V.A.B : Nous laisserons le choix aux électeurs. Merci Emmanuelle Duverger Menard de cette vraie fausse interview. Pour ce qui nous concerne nous préférons ne pas vous avoir comme députée tout en vous laissant à votre couple. Au fond, nous préfèrerions que votre libido publique s'exerce ailleurs que dans notre ville et notre circonscription.