La 8ème édition du Festival international de la photo documentaire de Sète, Images Singulières, qui s'est déroulé du 4 au 22 mai dernier, nous a à nouveau captivé, interpellé, interrogé et régalé aussi de sublimes clichés.

par DGRojoyVerde

La 8ème édition du Festival international de la photo documentaire de Sète, Images Singulières, qui s'est déroulé du 4 au 22 mai dernier, nous a à nouveau captivé, interpellé, interrogé et régalé aussi de sublimes clichés. Ce Festival est unique dans l'Hérault et complète à merveille un arc méditerranéen où la photo, art majeur s'il en est, est mise à l'honneur avec les Rencontres internationales de la photographie d'Arles et le Festival international du photojournalisme, Visa pour l'Image de Perpignan. Celui de Sète, comme celui de Perpignan, ont ceci de particulier d'être gratuits et accessibles au plus grand nombre. Les œuvres sont exposées dans différents sites des trois villes, mettant en valeur les séries de photos avec un éclairage au cordeau et le patrimoine des trois cités.


A Sète, les séries documentaires sont installées à la fois dans des sites institutionnels de valeur, comme le Théâtre de la Mer Pierre Vilar, mais aussi dans des sites désaffectés, comme un ancien collège ou des anciens hangars, situés sur les quais près de la Peyrade. Chaque année des films ou des animations visuelles accompagnent les séries installées dans les hangars. Chaque année, nous découvrons des photographes de grand talent, témoins de leurs temps, car nous pouvons y voir des séries récentes et d'autres plus anciennes. Tout est réuni et réussi dans ce Festival qui garde les faveurs des édiles locaux, quelques soient les résultats des élections. L'équipe du Festival se démène tous les ans pour trouver des partenariats à la hauteur de la qualité des œuvres proposées. Et c'est réussi, puisque Arte et France Inter accompagnent cette quinzaine, deux gages de qualité pour des expositions didactiques qui parlent du monde saisi par l'œil avisé et critique des photographes documentaires.

 

nous pourrions toujours envisager un festival propre à notre ville, qui soit un Festival de la Presse libre par exemple

 
Chaque série raconte le monde, les mondes, ses étrangetés, ses souffrances, ses dérives, ses interstices dans lesquels la photographie entre et fixe des moments vrais pour les donner à regarder, sans jamais qu'ils soient racoleurs.
En sus de tenir un budget permettant à l'Art de s'exposer pour le plus grand nombre, Images Singulières développe des partenariats uniques. Ainsi, en va-t-il de l'exposition « la France Vue d' Ici », regards singuliers sur la France de la crise depuis 2008, portée par cinq acteurs dont Médiapart et aussi le Conseil Général de l'Essonne, le Musée Français de la Photographie, la SNCF (Société Nationale des Chemins de Fer) et donc Images Singulières. Cette exposition est réalisée par quatorze photographes et quatre journalistes qui posent un regard juste, sans concession sur cette France des Invisibles. Pour boucler le budget de ce nécessaire témoignage, l'équipe fait appel au financement participatif.


Un tel festival n'a pas lieu d'être à Béziers au vu de la qualité et de la quantité déjà existante. Mais nous pourrions toujours envisager un festival propre à notre ville, qui soit un Festival de la Presse libre par exemple. Dans l'antre dans un ex-Reporter sans Frontières, cela aurait du sens, au vu aussi des attaques que subissent les médias locaux et de ceux qui essaient d'éclore comme votre humble serviteur, EVAB.
Nous pourrions encourager l'ouverture amorcée avec le Club de la Presse et chercher des partenariats en créant des antennes des Amis de l'Humanité, du Monde Diplomatique et d'Alternatives économiques, une manière de soutenir aussi une presse critique et actrice de l'économie sociale et solidaire.