Dans le louable souci de libérer la parole à Béziers (le Journal de Béziers l'aurait-il enchaînée ?), notre municipalité nous a offert deux prestations d' "écrivains", l'un médiatique, l'autre politique.

Après l'atrabilaire contempteur du mauresque déplorant la perte des solides valeurs du glorieux passé (ça s'arrête au sulfureux De Gaulle qui a dealé avec les cocos à la Libération), après le flamboyant moyenâgeux adorateur de la Pucelle et des combats de Chouans vachement culturels, on voit bien qu'il nous est proposé de penser, aimer et vivre les yeux rivés sur le rétro, en arrière toute vers le lumineux avenir du sabre et du goupillon.

Pour ceux que l'esprit critique (horresco referens !) habiterait encore, qui pourraient rêver, les fous de partage, de solidarité, d'invitation au banquet des riches, de charité, d'humanité, d'égalité (j'ose à peine..), de légèreté, de dérision, de construction d'une société humaniste, d'avenir heureux pour nos descendants (voilà le gros mot de "bonheur" lâché), deux noms d'hommes de culture, pour commencer : le lutin bourougnanais au grand cœur Daniel Villanova, et le prof écrivain de la vie Michel Piquemal, deux personnalités portant haut la bannière de notre Languedoc dont notre Maire se réclame.