trumpkim

A Béziers, c'est bien connu, une campagne d'affiche municipale succède à une autre campagne d'affiche municipale. Vivre à Béziers, c'est vivre comme un rat de laboratoire sur qui serait testée la communication du premier édile. Le jeu est moyennement plaisant, surtout pour les rats de laboratoire, sûrement plus pour celui qui teste dans sa ville à lui perso sa communication parisienne.
Quand il y a un sondé, il y a un sondeur. Quand il y a un laboratoire, il y a un laborantin.
A Béziers le laborantin municipal a longtemps donné dans le lourd machiste, raciste et agressif. Subir la bêtise machiste et raciste dans l'espace public au travers de deux ou trois campagnes mensuelles est une épreuve réservée aux Biterrois.
Il y a 15 jours nous avons eu droit à un homme brun qui étrangle une femme blonde. Pour le Baron noir ça représente l'Etat qui assassine les communes. Dans le même camp Baron dit la même chose, mais de manière plus élégante.
Il y a une semaine nous avons eu droit à la même affiche inversée dans le torchon municipal (une femme qui étrangle un homme) avec un titre rageur :" ça vous plait mieux comme ça ?"
Maintenant nous avons droit à un montage qui montre les présidents des U.S.A. et de la Corée du Nord dans une pose amicale.
Tous les rats de laboratoire savent qu'après les tests extrêmes il y a une pause. Cette affiche en fait partie. C'est comme si le Baron noir nous disait: " regardez : même si je suis fâché avec l'agglo, le département, la région, le gouvernement, l'Europe, les immigrés, l'islam, Marine et surtout Philippot, je suis momentanément capable de pactiser pour défendre l'intérêt de la nation biterroise."
Vivre à Béziers c'est subir la mise en scène quotidienne du pouvoir municipal et de son exercice. C'est subir les changements d'humeur permanents du Baron noir.

A Béziers, 80 000 personnes sont prises en otage d'une libido municipalisée !

A Béziers, comme dans un mauvais roman photo, nous vivons en live au rythme des pulsions du premier magistrat : j'aime ma femme mais je n'aime pas les femmes, je n'aime pas l'islam mais j'aime les chrétiens, j'aime les Yehzidis mais je n'aime pas les arabes. . .
Personnellement je serais tenté de dire : on n'en a rien à foutre de tes amours, fais ton boulot de maire et tais-toi. L'espace public n'est pas à toi . . . il est public !