Billets d'humeur

Sur le plateau de BFMTV, le 13 octobre dernier, Éric Zemmour déclare : « je suis gaullo-bonapartiste ». En face de lui, le père Bourdin se mord la lèvre vigoureusement, pense à la peste et au choléra, et parvient à garder son sérieux.

Un des axiomes de l'extrême droite : « ni gauche ni droite ou ni capitalisme ni socialisme... NATIONALISME ! » vient de s'appliquer sur Béziers à travers ce qu'il est dorénavant convenu d'appeler l'affaire ORCHESTRA, du nom de cette chaîne de vêtements pour enfants qui, en voulant installer une base logistique sur Béziers, annonçait 300 emplois à la clé.Voulue par l'Agglomération, cette installation vient d'être refusée par la municipalité biterroise au nom de la défense supérieure de ses commerçants.

Lorsque vous trouvez du travail à Béziers, venant du nord de la France, d'une tradition familiale plutôt républicaine et rurale, la première image que vous renvoie ce toponyme réside dans l'idée simple et très réductrice d'une ville Front National. Double erreur, car Robert Ménard ne fait partie du Front National mais s'est rallié au rassemblement Bleu Marine (une nuance assurément) et surtout je ne puis réduire une population à la couleur politique majoritaire de l'équipe municipale. Mais comment faire fi de cela ?

Parler des événements de ces derniers jours n'est pas évident voire peut-être source de division. Toutefois, nous devons essayer de mesurer l'importance de ce qui est en train de se passer en France et les répercussions européennes et mondiales, faute de quoi nous passerions sûrement à côté de quelque chose.

Je suis Charlie

Comme beaucoup d'autres, le 7 janvier, je suis devenu Charlie. Deux sombres crétins, armés de Kalachs, ont eu raison de moi. Cabu, Wolinski, d'autres, étaient tombés sous les balles. Dessoudés pour des crobards. Stop ! Arrêtez le monde. C'est ici que je descends.

Famille moderne

Après les attentats du 7 janvier 2014, le slogan « je suis Charlie » s'est répandu à une allure folle, dans les médias, les réseaux sociaux, les écoles, au point de devenir le signe distinctif d'un ralliement. Quels sont les effets pervers de ce slogan ? Au lieu de défendre la liberté, n'est-il pas le marqueur d'une censure ?

Le n°5 du journal de Béziers vient de paraître, et à sa lecture cela ne fait plus aucun doute : Robert adore le caca. La question qu'il nous reste à trancher est : quel est son animal totem ? Est-ce la mouche qui butine d'étron en étron ? Ou bien le bousier, qui avec acharnement, fait rouler sa boulette ? Le bon côté des choses c'est que l'odeur nous remet en mémoire les raisons de l'existence de notre journal « En vie à Béziers ».

Le Maire de Béziers nous fait savoir sur 4 pages du Journal de Béziers (n°4) qu'il s'est rendu à ses frais au village syrien chrétien de Maaloula déchiré par une guerre cruelle, en vue d'un jumelage et d'un soutien. Cette démarche vis-à-vis d'une population opprimée d'abord par la guerre même, et également du fait de ses convictions religieuses, est évidemment opportune. Elle ne doit cependant pas rester sélective.

façade mairie Béziers soir 8 janvier

Le 8 janvier dernier, je n'étais pas en mission. J'étais en deuil. Comme beaucoup de Biterrois, stupéfaite par la violence des attentats, j'ai éprouvé ce besoin que l'on a, dans ces circonstances, de se rapprocher de ses frères humains.

Robert Ménard n'est pas Charlie

Le lendemain de la tuerie de Charlie Hebdo, lors de la manifestation devant la Mairie, dédiée à l'indispensable rappel de la nécessité du « vivre ensemble » et de la non-stigmatisation, le Maire a été le seul à avoir un langage de haine en désignant une population comme coupable.

Béziers, ville occupée 08 Sep 2014.

Il faut sauver les chrétiens d'Irak. Oui. Et puis les Yézidis aussi. Et puis tous ceux qui se font occire par les adeptes attardés d'un dieu pervers et méchant. Quand la communauté internationale trouvera un peu de temps, ce serait bien qu'elle se penche sur la situation des laïques et des athées à Béziers.

diagramme des extrémistes en France

Ah! Nostalgie quand tu nous tiens. Où est passé le bon vieux temps où GUD1, PFN2 , FN et autres groupuscules ne représentaient que 1,5% aux élections ? Il aura fallu aux réacs de l'hexagone une trentaine d'années et les lumières de l'esprit décomplexé de Nicolas Sarkozy pour trouver une ligne de front tenable et un clivage digne de ce nom : Beaufs/vs/Bobos.

Chien policier à laPolice Municipale de Béziers

Tout en se plaignant du « cadre hélas trop étroit de la loi », le bon Bob, notre roquet municipal, bat de la queue. L'arrivée d'une bonne dizaine de poulets et du chien Alpha  marque « la montée en puissance de la police municipale ».

La tauromachie à Béziers selon Robert Ménard

François Hollande fait l'âne de Buridan qui ne sait quoi choisir entre le picotin et l'eau pour survivre. Pendant ce temps, Robert Ménard, lui, le maire de Béziers, saisit le taureau par les cornes ! ...sous les acclamations des aficionados.

Ménard n'a peur de rien ! Nouveau spécimen de gesticulateur précoce, il n'a de cesse de se multiplier sur tous les fronts pour exhiber son ardeur et sa détermination. Les biterrois craintifs exultent, ravis, sécurisés, la conscience légère : voici 8 mois que notre maire Rambogétorix répand à coup de gaule ordre et sécurité sur notre biterre. Peu question de muscles en sa personne, mais une volonté, inébranlable, qu'il bande à foison à chaque sacrilège délictueux.