Billets d'humeur

Comme l'évoque le nom de notre journal, En vie à Béziers va désormais mettre en exergue les initiatives citoyennes qui embellissent la vie quotidienne dans cette ville et dans l'agglomération, en parlant de celles qui existent déjà, et en évoquant celles qui ont réussi ailleurs, pour voir dans quelle mesure ces réalisations positives peuvent être transposées ici.

Après les révélations d'Ursula dans notre n°1 du mois de janvier, un phénomène s'empare de Béziers, anticipant la réouverture prophétisée des bordels de la ville. Quelques épouses, femmes de notables pour la plupart, se jettent à corps perdu dans la défense de la  « Préférence Nationale Biterroise » (PNB).

Dévotion débridée, apologie des armes à feux, stigmatisation des communautés, le maire de Béziers propose à ses administrés les éléments d'un modèle de société dont on retrouve les fondations outre-Alantique aux États-Unis d'Amérique, où la violence et la mort se sont banalisées.

Reçu sur les ondes de Radio Peinard fin janvier, le maire de Béziers s'est laissé aller à quelques épanchements dont il n'est pas coutumier, mais qui donnent à réfléchir sur les vraies motivations de l'élu. Dans une collectivité ce n'est pas au premier magistrat de la ville de faire la promotion d'un culte et ce quel qu'il soit.

En cette période de Noël un nouveau miracle s'est produit pour FATIMA ALLAOUI, ex-conseillère municipale et régionale de l'UMP. Évincée de l'UMP suite à la publication de son appartenance au S.I.E.L (Souveraineté, Indépendance Et Liberté, groupuscule affilié au Rassemblement Bleu Marine dont le président KARIM OUCHIKH est au FN le conseiller de MARINE LE PEN à la culture, à la francophonie et à la liberté d'expression ) FATIMA ALLAOUI est à ce jour affiliée au groupe FN du Conseil régional.

Dans le dernier journal de Ménard, deux articles m'ont fait réagir, tant ils sont une réécriture de l'Histoire. : « 2001 : l'islamisme frappait déjà à Béziers » et « En finir avec une date infamante ».

Sur une double-page dans le JDB, le Maire débaptise la rue du 19 mars 1962, date qu'il qualifie d' « infamante » de l'indépendance de l'Algérie, pour lui donner l'honneur de porter le nom d'un légionnaire putschiste, la paix, l'indépendance sont des infamies, vive la guerre, viva la muerte !

Sur le plateau de BFMTV, le 13 octobre dernier, Éric Zemmour déclare : « je suis gaullo-bonapartiste ». En face de lui, le père Bourdin se mord la lèvre vigoureusement, pense à la peste et au choléra, et parvient à garder son sérieux.

Un des axiomes de l'extrême droite : « ni gauche ni droite ou ni capitalisme ni socialisme... NATIONALISME ! » vient de s'appliquer sur Béziers à travers ce qu'il est dorénavant convenu d'appeler l'affaire ORCHESTRA, du nom de cette chaîne de vêtements pour enfants qui, en voulant installer une base logistique sur Béziers, annonçait 300 emplois à la clé.Voulue par l'Agglomération, cette installation vient d'être refusée par la municipalité biterroise au nom de la défense supérieure de ses commerçants.

Lorsque vous trouvez du travail à Béziers, venant du nord de la France, d'une tradition familiale plutôt républicaine et rurale, la première image que vous renvoie ce toponyme réside dans l'idée simple et très réductrice d'une ville Front National. Double erreur, car Robert Ménard ne fait partie du Front National mais s'est rallié au rassemblement Bleu Marine (une nuance assurément) et surtout je ne puis réduire une population à la couleur politique majoritaire de l'équipe municipale. Mais comment faire fi de cela ?

Parler des événements de ces derniers jours n'est pas évident voire peut-être source de division. Toutefois, nous devons essayer de mesurer l'importance de ce qui est en train de se passer en France et les répercussions européennes et mondiales, faute de quoi nous passerions sûrement à côté de quelque chose.

Je suis Charlie

Comme beaucoup d'autres, le 7 janvier, je suis devenu Charlie. Deux sombres crétins, armés de Kalachs, ont eu raison de moi. Cabu, Wolinski, d'autres, étaient tombés sous les balles. Dessoudés pour des crobards. Stop ! Arrêtez le monde. C'est ici que je descends.

Famille moderne

Après les attentats du 7 janvier 2014, le slogan « je suis Charlie » s'est répandu à une allure folle, dans les médias, les réseaux sociaux, les écoles, au point de devenir le signe distinctif d'un ralliement. Quels sont les effets pervers de ce slogan ? Au lieu de défendre la liberté, n'est-il pas le marqueur d'une censure ?

Le n°5 du journal de Béziers vient de paraître, et à sa lecture cela ne fait plus aucun doute : Robert adore le caca. La question qu'il nous reste à trancher est : quel est son animal totem ? Est-ce la mouche qui butine d'étron en étron ? Ou bien le bousier, qui avec acharnement, fait rouler sa boulette ? Le bon côté des choses c'est que l'odeur nous remet en mémoire les raisons de l'existence de notre journal « En vie à Béziers ».

Le Maire de Béziers nous fait savoir sur 4 pages du Journal de Béziers (n°4) qu'il s'est rendu à ses frais au village syrien chrétien de Maaloula déchiré par une guerre cruelle, en vue d'un jumelage et d'un soutien. Cette démarche vis-à-vis d'une population opprimée d'abord par la guerre même, et également du fait de ses convictions religieuses, est évidemment opportune. Elle ne doit cependant pas rester sélective.