Pour que l'on parle de lui, Ménard n'hésite pas à dire n'importe quoi. Et bien, grâce à ce « n'importe quoi », « notre » maire vient d'être affublé d'une distinction qui n'a pas de quoi réjouir les citoyens biterrois : il a obtenu le grand prix du menteur politique 2016... Quelques exemples concernant les pauvres de Béziers.

Par JF Gaudoneix,

 

Nous sommes au service des plus malmenés par la vie

Dans son discours de vœux de janvier 2017, il se disait «au service, d'abord et avant tout, des plus âgés des nôtres, des plus fragiles des nôtres, des plus malmenés par la vie parmi les nôtres. C'est notre devoir. C'est notre volonté. C'est notre engagement. »
Ah ! Les belles paroles ... même s'il faut se méfier quand il dit « des nôtres » ça pue la sélection parmi la population biterroise. Il y aurait des pauvres à « nous », et des pauvres à d'autres ?


Et qu'a-t-il fait ?


- Dès 2015, Ménard supprimait une subvention de 44 000€ à l'association Arc-en-Ciel, qui portait ses actions sociales dans le quartier sensible de La Devèze...
- Une autre façon de venir en aide aux pauvres du centre-ville est de tout faire pour les en chasser ! Chose qu'il avait annoncée dans sa campagne municipale. Annoncée, haut et fort : « Je chasserai du centre-ville les pauvres, les maghrébins et les gitans ».
- Le Centre communal d'action sociale (CCAS) a vu ses subventions baisser de 365 000€, dès la première année.
- L'épicerie sociale municipale de la Marne a fermé.
- Les enfants de chômeurs n'ont pas accès à la garderie du matin dans les écoles de Béziers.
- La ville de Béziers s'est retirée d'un partenariat avec le Conseil Départemental destiné à accompagner les décrocheurs et les adolescents fugueurs, grâce au travail d'éducateurs de rue.
- Et la liste n'est pas exhaustive...

Menteur, Ménard ?


2AmentorMenteur, oui assurément, surtout que ce prix lui a été décerné pour des mensonges tout autres : ses propos sur l'immigration ! Ces mensonges sont d'autant plus graves que notre ville est une des plus pauvres de France. La pauvreté atteint des proportions inquiétantes. Le bureau d'études Compas, spécialisé dans l'analyse des besoins sociaux des territoires, vient de publier une étude dévoilant une estimation des taux de pauvreté des 100 plus grandes communes de France. Avec un taux de pauvreté de 43,7% (32 600 habitants), Béziers est la commune la plus pauvre de la région. Parmi ces personnes, 18,6% vivent seules, 66,5% en familles, 11,7% au sein de jeunes...


Après deux ans et demi de gestion Ménard, la pauvreté passe de 33% à 43,7% ! Ces deux études ont été faites par le Compas, donc selon une même méthodologie d'analyse.

 

Une guerre aux pauvres plus qu'une guerre à la pauvreté

Le travail en direction des pauvres est un immense chantier, le chantier prioritaire absolu, qui devrait occuper la municipalité et son maire à plein temps. En parler dans un discours de Bonne Année, relève du cynisme quand on voit les actions passées. Comme le disait un opposant du conseil municipal, l'action de Ménard "s'apparente plus à une guerre aux pauvres qu'à une guerre à la pauvreté". Jusqu'à quand les citoyens écouteront notre menteur primé au plan national ?