Dévotion débridée, apologie des armes à feux, stigmatisation des communautés, le maire de Béziers propose à ses administrés les éléments d'un modèle de société dont on retrouve les fondations outre-Alantique aux États-Unis d'Amérique, où la violence et la mort se sont banalisées.

menard cowboy

 

Roro l'Américano
Une des dernières ménarderies en date en terre de Biterre et qui restera sans conteste dans la mémoire des habitants (et au-delà tant le choc a été repris par de nombreux médias), la dernière ménarderie en date donc est celle faisant ouvertement l'apologie de la violence à travers la campagne de communication municipale du nouvel ami des Biterroises et Biterrois.

Car qu'on se le dise, désormais les modestes, les bourgeois, les indépendants, les salariés, les sans- emploi, les retraités, les jeunes et moins jeunes... votre ami, c'est Roberto qui le dit, c'est un flingue.

La violence personnifiée, comme aux States.
La testostérone faite plomb comme aux U.S.A.
La menace d'une police municipale, potentiellement létale, comme à Ferguson.
L'abandon des missions de lien social au profit d'un tout répressif, comme au bon vieux temps de Bush.


Haut les mains peau de lapin, Roberto en maillot de bain

Mais, ces électeurs qui ont sans doute cru en des promesses d'avenir meilleur, ne voient-ils pas aujourd'hui que le commandant de bord n'est en fait qu'un kamikaze à l'ego surdimensionné ? Trop. Car, certes, si pour gouverner, ne serait-ce qu'aux destinées d'une ville moyenne, il faut avoir le tempérament nécessaire pour pouvoir assumer et mener un programme, trop surjouer pourrait produire l'effet l'inverse.

 

Mein Freund Luger ! (en fait un 7.65)

« Guette le cowboy des plaines de Biterre ! Dis, après les arrêtés anti-crachats, après ces pantalonnades de cordes à linges, de blouses et toutes ces bondieuseries le voilà qui nous fait de l'inspecteur Harry ! Si c'était pas si dangereux pour la ville on en rigolerait ! ».

Mais oui, dangereux pour la ville, tu l'as dit Riri. Car qui désormais va vouloir venir s'installer dans une ville où les armes à feux sont érigées, par Roro le premier édile lui-même, comme le nec plus ultra en terme d'amitié et de lien pour la population ?

Déjà plombée économiquement et culturellement, Béziers se voit offrir par le premier édile un avenir sous le signe du plomb. La blouse, la religion, l'arme c'est la Sainte-Trinité du maire de Béziers qui semble tiraillé entre le bâton de maréchal et l'étoile de shérif. Chacun ses priorités.

 

Chérie fais-moi peur !

« Chérie on s'installe à Béziers ? Il y fait bon vivre semble-t-il !
- Oh tu crois ? Je ne sais pas si j'arriverai vraiment à sympathiser avec 7.65 Beretta et Luger, ils ont l'air violent pour ne pas dire mortel ! »

La mort c'est exactement le programme que propose Roberto aux habitants de Béziers. Quel exemple pour les plus jeunes ! Quelle folie de la part du représentant de l'État, également officier d'état civil et officier de police judiciaire, de promotionner ainsi les armes à feux.

 

voiture flic 2

Ateliers d'animation jeunesse selon le maire de Béziers (photo RK)

 

D'ailleurs la législation pourrait dégainer plus vite que l'ombre de Roro le Kid et mettre un terme aux velléités publicitaires de toute artillerie ménardienne. Pourra pas dire le contraire, il l'a affiché et déclamé, le 7,65 en gros plan c'est « votre nouvel ami ! ».

 

La vie pas la mort !

En revanche les habitants, eux, pourront toujours signifier leurs désaccords, par des mobilisations, des démonstrations pacifiques, festives, associatives, artistiques, et choisir résolument la vie. Non pas la mort telle que le maire de Béziers la propose à grands renforts (coûteux) de communication... subventionnée par nos impôts.

 

Et pour prolonger cet article un lien vers l'Autre journal
Reportage effectué à Béziers par France 4 et diffusé le 19 février dernier à 23h : Cliquez ici