Le 2 septembre, il y a eu à Béziers, comme chaque année, une commémoration de la mort de Jean Farret, avec discours.
Et bien sûr discours de M. Ménard.

par Jean-François Gaudoneix,

Et encore une fois, ce dernier ne craint pas de transformer l'évènement.
Je cite le début de son discours :
« Il y a 15 ans, en septembre 2001, le monde entier découvrait la terreur islamiste avec l'effondrement des tours jumelles à New York. Neuf jours plus tôt, ici, à Béziers, un homme, Jean Farret, tombait sous les balles de la terreur djihadiste. »

Tout dans le rapport adressé au Garde des Sceaux par le procureur général de la cour d'appel de Montpellier contredit ce que dit Ménard : Safir Bghioua, le meurtrier de Jean Farret, est décrit comme « totalement marginalisé », comme un jeune homme psychologiquement instable. La piste islamiste a été totalement écartée, le meurtrier étant musulman mais pas pratiquant. Le procureur conclut son rapport en écartant « l'hypothèse d'une action terroriste, même sous la forme d'une manipulation ».

Un tel acharnement dans la manipulation des faits est inquiétant, surtout venant du premier magistrat de la ville. Cela ressemble même à de la provocation. Et on peut finalement se poser la question : « Qui sont les vrais terroristes ? »