Depuis plusieurs mois, le maire de Béziers refuse de prêter une salle de réunion à l'Association biterroise contre le racisme (ABCR) qui se réunissait régulièrement et depuis de nombreuses années à la maison de la vie associative (MVA). L'ABCR a saisi la justice pour obtenir l'annulation de la décision du maire de Béziers qui porte atteinte à la liberté de réunion garantie par la Constitution. Par ordonnance du 5 septembre 2016, le juge des référés du tribunal administratif de Montpellier vient de décider :

 - la suspension de la décision, en date du 11 juillet, par laquelle le maire de Béziers refuse le prêt d'une salle de réunion à l'ABCR.
- d'enjoindre à la commune de Béziers, dans un délai de 24 heures, de mettre à la disposition de l'association une salle de réunion à la MVA suivant le planning communiqué par l'ABCR à la commune.
- la condamnation de la commune à verser 1 000 euros à l'association.
Le mercredi 7 septembre à 20h30, les membres de l'ABCR ont constaté que, malgré l'ordonnance du tribunal administratif du 5 septembre, le maire n'a pas mis à leur disposition une salle de réunion à la MVA comme le prévoyait le planning.
Le maire de Béziers a décidé de se placer hors la loi. L'ABCR continuera à faire valoir ses droits.


* titre faisant écho à celui d'un article du Journal de Béziers de juin 2016 « L'ABCR ne fera pas sa loi »