Son grand rassemblement des droites les 27,28 et 29 mai, Robert Ménard l'avait annoncé depuis longtemps.

par RascaR KaPaK


Et pour l'occasion une fois de plus, Robert s'est mué en représentant selon lui, d'une nouvelle politique-citoyenne, s'inspirant toujours selon Roberto lui-même de « Podemos », rien que ça.Puis très rapidement, le vendeur de rêves qu'il s'imaginait être s'est transformé en dealer de cauchemar anti-Républicain. Dans cette déchéance morale expresse, rejeté par l'extrême droite, honni par la droite Républicaine, recadré par le Sous-Préfet, conspué par la quasi totalité de la presse et à l'affût du moindre euro, Robert termine son fiasco de Béziers en refourguant du textile sud-asiatique. Mais avant d'aller faire la manche à grands coups de tricots (à manches courtes, comme sa vue), Robert Ménard a du essuyer l'échec cuisant, retentissant de trois pauvres journées et quelques 1500 participants (venus de toute la France et en ajoutant les nombreux invités, quand ceux-ci ne quittaient précipitamment pas la foire, maigre ratio pour une ville de quelques 70 000 habitants). Un échec qui aura cependant permis de lever une fois pour toute les ambiguïtés, si tant est qu'il en subsistait quelques-unes, concernant le positionnement de Robert Ménard.

Béziers Capitale des néo-nazis ?

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Des signaux, quelques jours avant la tenue de ce rassemblement, avaient été envoyés par de nombreuses personnalités, ouvertement pro-Ménard et étant déjà passées par Béziers dans le cadre des soirées de « Béziers libère la parole ». Zemmour, De Villiers, Morano, Dupont-Aignan, Mariani, Marine Le Pen, toutes et tous refusaient de rejoindre Béziers et le rendez-vous du maire. Le Front National a même du quitter précipitamment la ville au grand dam des frontistes locaux.

Pourquoi ces personnalités, qui avaient tant été louées par l'édile, seraient aujourd'hui en faveur d'une claire prise de distance avec Ménard ? Seraient-elles en fait d'ingrates et ingrats opportunistes ou bien pressentaient-elles le puits et l'obscurité qui allaient s'en suivre dans lesquels Robert Ménard risquait de les précipiter à l'issue des trois jours ?

Déjà, la venue d' Oscar Fressynger posait question. Il y a deux ans, ce politicien suisse avait fait parler de lui en arborant à son domicile un drapeau du 2e Reich représentant la croix de fer et l'aigle impérial sur fond noir-blanc-rouge. Ce drapeau qui ornera la flotte de guerre de Hitler durant le 3e Reich finira en emblème pour les néo-nazis.


Les questionnements allaient être définitivement levés quand Béziers allait devoir faire face à l'accueil par Robert Ménard d'individus vecteurs de l'idéologie néo-nazie.

Saluts nazi, merci qui ? Merci Robert Ménard

Pour mémoire, Jean Moulin, l'un des plus illustres fils de Béziers a été arrêté par la gestapo, livré au tortionnaire Klauss Barbie et assassiné par les nazis et leurs amis collaborateurs. On pourrait alors penser que ces provocations nauséabondes clairement néo-nazies, sont le fait d'individus isolés, en tout cas non acceptés par l'organisateur de ces journées, leurs propos, leurs provocations, leurs comportements et l'idéologie qu'ils représentent n'ayant pas de place dans un mouvement républicain, car la violence est leur seul mode de fonctionnement, leur unique programme.

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Martial Roudié


Martial Roudier de la Ligue du Midi (ci-dessus ), condamné en 2013, à quatre ans de prison pour avoir poignardé dans le dos un manifestant, était présent. Son frère, Olivier Roudier, militant du bloc identitaire (comme Christophe Pacotte) et de la Ligue du Midi était lui aussi à Béziers.


La description du vice-procureur à propos d'Olivier Roudier, Condamné en 2011, est éloquente « Il se présente armé d'un couteau, particulièrement alcoolisé et il fait des saluts nazis réitérés en présence des gendarmes en prononçant des propos abjects, haineux, d'une violence extrême ».

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Olivier Roudié


Qu'à cela ne tienne, si la police nationale a scrupuleusement veillé à ne pas laisser des néo-nazis déraper, en les renvoyant sans cesse en périphérie des manifestations, la protection municipale quant à elle a été beaucoup plus accommodante avec ces tenants de l'idéologie néo-nazie.

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Olivier Roudier, Dominique Garcia


Ici Dominique Garcia (adjoint chargé de la sécurité, de la police municipale, de la médiation et de la sécurité des grands événements) qui s'en grille une avec Olivier Roudier. Le luxe n'est toujours pas de retour à Béziers, contrairement aux ordures. Grâce à Robert Ménard.

Robert Ménard prisonnier volontaire des identitaires
Deux mois après avoir rejoint l'équipe municipale en qualité de chef de cabinet, Pacotte est congédié par Ménard. En cause le fait qu'il fasse toujours parti du bloc identitaire et pour Ménard : « la confiance est rompue ». Pourtant durant la campagne, Ménard, à propos des personnes issues du bloc identitaire, déclarait « ils nous aident dans la campagne, ils sont les bienvenus ». Mais il semblerait que la confiance donnée puis rompue ait été à nouveau retrouvée avec Christophe Pacotte. Celui-ci était présent aux côtés de Robert Ottaviani qui a fait le lien sur le dossier de la mutuelle municipale. Ancien rockeur de groupe skinhead néo-nazi, nostalgique des SS, Ottaviani est un proche de Pacotte .ottaviani

Ottaviani portant des lunettes à côté de Pacotte

 

Tout ce petit monde, aux penchants communs, se suit depuis de nombreuses années

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Olivier Roudier, Christophe Pacotte,Richard Roudier


Et Robert Ménard ne peut faire croire qu'il n'était pas au courant de l'idéologie qu'il allait faire rentrer dans la ville au travers des recrutements, des rapprochements avec les divers acteurs de ces mouvances définitivement extrémistes et dont la nostalgie du nazisme a pu s'exprimer pleinement grâce aux rendez-vous non pas de Béziers mais de Ménard.


Est-ce la fin, ou l'atavisme familial, qui justifie les moyens de Ménard ?

Sa recherche effrénée de pouvoir, avec la succession de mensonges, de trahisons de retournements, aura-t-elle mené Robert Ménard à promouvoir par son environnement, une idéologie que la France en son temps a su combattre et refuser ?

Ou bien est-ce là une sorte d'hommage familial que Robert continue à cultiver ? Son père communiste finissant à l'OAS, Robert semble avoir la même absence de vergogne quand il s'agit de battre en brèche ses propres convictions.

Jadis à l'extrême gauche, aujourd'hui accueillant dans sa ville des néo-nazis, jusqu'où ira Robert Ménard pour étancher sa soif de pouvoir ?
Pour l'heure, après son fiasco, le maire de Béziers est en réduit à vendre des tee-shirts.

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Des tee-shirts de vrais patriotes cela va de soit, des tee-shirts fabriqués... en Chine.