Après nous avoir assuré au Bourget pendant sa campagne électorale que « son ennemi...c'est la finance », notre bon président a déclaré la guerre aux djihadistes en Centre-Afrique, au Mali, presque en Syrie, à Daech, au terrorisme.

Par Khan Did

Maintenant, il défouraille, et pas pour de rire, contre...les salariés. Garde à vue et promesse de jugement pour les violences à chemise de DRH d'Air France, guerre de neuf ans conclue par la condamnation à la prison ferme -une première- de quatre syndicalistes de Good Year après poursuite du seul Procureur de la République, et enfin l'arme atomique absolue, après le premier essai nucléaire de la loi Macron, la loi « Travail » dite « El Komry ».

 

Alors là, c'est formidable, on « assouplit » les conditions de licenciement, ceci pour « faciliter le recrutement et l'emploi » (sic), on plafonne les indemnités de licenciement et les dédommagements obtenus auprès des prud’hommes (qui sont voués à disparaître dans leur forme actuelle car ils donnaient raison -horreur- aux salariés dans 65% des cas), on « lisse » les heures supplémentaires sur 3 ans (tu bosses comme un fou les 2 premières années, et on diminue drastiquement les heures de travail la 3ème , total il n'y a pas d'heures sup ! ), le temps de repos légal de 11h peut être saucissonné en...trois, les négociations se font non plus par branche, mais par entreprise, dans la bien connue égalité du rapport patron-salarié, le film de François Ruffin, sur Le martyre de Serge Klur, jeté par le groupe Bernard Arnaud) (1), on en passe, et de meilleures.

Comme le fait dire au patron du Médef le Canard Enchaîné du 3 mars 2016 : « Je ne cèderai sur rien, j'ai déjà accepté que la loi Travail ne porte pas le nom de loi Gattaz... »

 

N15 3code du travail

 

(1) cf «Merci Patron », de François Ruffin, sortie  Février 2016