Tout le monde connaît le célèbre jeu de transactions immobilières où on joue au promoteur madré le temps d'une soirée. Normalement c'est un jeu, plus ou moins apprécié, mais ça reste un jeu. Ici à Béziers, le baron noir invente une nouvelle variante du Monopoly : c'est lui qui achète et qui s'amuse, c'est les Biterrois qui vont payer avec leurs impôts pour satisfaire sa libido.

Par Didier


Nous étions déjà habitués à financer les soirées de grande convivialité et d’espoir en l’humanité : << Béziers libère la parole de l’extrême droite >>.
Il va maintenant falloir financer :
    •    le rachat ou l’entretien de la prison St-Nazaire avant qu’elle ne devienne . . . (ce n’est pas un gag ! ) : un hôtel de luxe,
    •    le rachat ou l’entretien du Tribunal de Grande Instance, dans le même quartier, avant qu’il devienne . . . peut être un musée,
    •    le rachat des Galeries Lafayette (2,3 millions d’euros) sur les allées P.Riquet avant qu’elles ne deviennent on ne sait pas trop quoi,
    •    le rachat de la Chambre de Commerce et d’Industrie (1,45 millions d’euros) sur les Allées toujours, avant qu’elle ne devienne on ne sait pas trop quoi non plus,
    •    le rachat des Arènes (entre 2,25 et 5 millions d’euros) avant qu’elles ne deviennent on ne sait pas trop quoi toujours.
Il y a bien sur la vente de l’école Gaveau Macé au quartier St Jacques qui est sensée renflouer la colonne crédit. Mais il y a 300 élèves à reloger on ne sait pas trop où . . . faute de bâtiments.
Nous n’épiloguerons pas sur la vision stratégique immobilière municipale, mais nous, au contre journal on préfèrerait que le baron noir s’amuse et perde tard le soir en famille avec le Monopoly d’origine sans nous mêler via nos impôts à sa libido.
Si d’aventures le baron noir s’entête dans sa boulimie immobilière il va falloir lui rappeler qu’un maire n’est qu’un locataire de l’Hôtel de ville.
Qu’il n’est pas propriétaire de l’espace et des bâtiments publics.
Que son bail, à défaut d’être révocable à tout moment, ne dure que quelques années.
Que son bail n’est pas forcément renouvelable par ses concitoyens.
Que nous pouvons exiger des états des lieux en cours de mandat.