Un des axiomes de l'extrême droite : « ni gauche ni droite ou ni capitalisme ni socialisme... NATIONALISME ! » vient de s'appliquer sur Béziers à travers ce qu'il est dorénavant convenu d'appeler l'affaire ORCHESTRA, du nom de cette chaîne de vêtements pour enfants qui, en voulant installer une base logistique sur Béziers, annonçait 300 emplois à la clé.Voulue par l'Agglomération, cette installation vient d'être refusée par la municipalité biterroise au nom de la défense supérieure de ses commerçants.

C'est ce type de décision que l'on peut qualifier de troisième voie. Une voie qui n'est pas libérale puisqu'elle ne fait pas un pont en or aux entreprises sur fonds publics. Une voie qui n'est pas socio-libérale puisqu'elle ne demande pas un minimum de contreparties aux entreprises.

Plus particulièrement, en ayant tout fait pour faire capoter la venue d'ORCHESTRA à Béziers, le baron noir fait en premier de l'anti-Couderc et de l'anti-Polygone dans le but de rassurer les commerçants et notables locaux : pour lui, ils ont lâché Couderc à cause de l'installation du Polygone. Derrière cette cible initiale, le but est de capter un plus large courant populiste autour de la thématique de l'homme fort.

Viser, ces deux cibles (classe sociale et courant populiste) est typique de l'extrême droite.
L'ensemble est articulé avec le triptyque : un chef, un peuple, une ville ; ce qui à donné ce que l'on sait en Allemagne dans les années trente.