Depuis que Béziers est passée à « l’ère Ménard », de nombreuses instances institutionnelles sont contre lui. Ça a commencé avec la guerre contre l’Agglo. Le pauvre président Lacas se voit régulièrement malmener dans les colonnes du JDB, toujours avec la finesse qui caractérise le bulletin municipal.

Par Jean-François Gaudoneix


Ça a continué avec le Préfet de l’Hérault qui s’est opposé à la création d’une milice biterroise.  Déjà, au mois d’août 2015 ce même Préfet  disait :

 

Le maire de Béziers divise

 

Point de vue  que nous partageons entièrement.

Même la Police Nationale réagit, parlant d’ « annonce démagogique », estimant « inconcevable de donner du crédit à de telles propositions » (délégué régional du SGP Unité-Police). Jean-Michel Weiss, secrétaire général de la Fédération autonome départementale de la police municipale 34-30 et secrétaire national de la FA-FPT chargé de la police municipale, explique que « le maire de Béziers ne peut pas faire tout et n’importe quoi ».

Enfin, le 19 janvier 2016, c’est la justice qui s’oppose à la création d’une milice biterroise ! Le tribunal administratif suspend la délibération  créant une « garde biterroise » dépourvue de fondement légal.  

En décembre, c’est le nouveau sous-préfet de Béziers qui n’a pas du tout apprécié – et on le comprend – le discours réactionnaire de Ménard au monument aux morts au mois de décembre 2015. Citons-le : «Je devrais m'arrêter là. Mais rester  silencieux serait cautionner le discours que vient de prononcer le maire et évidemment je ne le peux.  Nous n'avons, de toute évidence,  pas la même conception de ce que doit être une cérémonie patriotique. Elle doit être un moment de rassemblement et d'unité et pas de division ou de polémique ». On retrouve encore dans cette intervention l’idée d’un maire qui divise !
Dernièrement, c’est la rupture avec l’Association des Maires de France (AMF) dont le crime a été de rappeler les termes de la loi sur la laïcité interdisant tout signe ou emblème religieux dans les bâtiments publics.

Et puis, notre bonhomme veut aller encore plus loin, quand il dénonce l’Etat qui ne fait rien, quand il parle de l’impuissance de l’Etat….
Ce petit monsieur se prend pour un Astérix du XXIème siècle, à vouloir batailler ainsi. Mais les combats qu’il mène ne sont pas les nôtres, pas ceux des Biterrois, contrairement à ce qu’il dit.


Toutes ces oppositions ne visent pas les Biterrois mais la personne du maire et de son ego mis à mal : sa défaite à l’Agglo, les recadrages du préfet, puis du sous-préfet qui osent lui rappeler la loi, la justice qui le désavoue et puis cette association des Maires de France qui a l’impudence elle aussi d’appliquer la loi.


Notre chefaillon n’a rien à voir avec un Astérix se battant pour son peuple. Ménard nous ferait davantage penser au barde de la BD, vu tous les « couacs » dont il est le triste auteur. Ce barde Assurancetourix chante comme une casserole. Casserole que l’on risque de traîner longtemps après l’ère Ménard.