Sidérant, le numéro 26 du JDB ! Il a un grand mérite : il se lit vite, très vite ! Il a un grand défaut : il n'y a rien, rien et rien... On dénombre 4 articles, dont l'édito. Le mot article est même exagéré pour les écrits du JDB.

Par Jean-François Gaudoneix

Qu’y trouve-t-on ?

Un édito à la gloire de Béziers et de son maire dont la méthode « décoiffe » (?). C’est vrai que l’on comprend la méthode Ménard à sa lecture : «L'important, c’est qu’on parle de Béziers, et on en parle ». Que l’on en parle à tout prix ! Si déplacer la presse, la télé est un signe de réussite, alors oui, on peut être fier. Mais les médias aiment les catastrophes, les scandales. Et à cette aune, les habitants de Fukushima devraient être fiers, on a parlé longtemps d’eux dans les médias. C’est vrai, les médias se déplacent, on en sait quelques chose à « En Vie à Béziers » : on n’arrête pas de rencontrer des journalistes, des télévisions nationales et étrangères… Mais nous n’en tirons pas les mêmes conclusions que le JDB…

Un article sur une lycéenne brillante qui a sa place dans le JDB car « elle ne cessera jamais de défendre l’identité biterroise ». Tout est dit.

Une brève sur les travaux. La liste des travaux de voirie. Et puis... et puis c’est tout ! Ah non ! Il y a les tribunes libres des oppositions. J’ai envie de dire HEUREUSEMENT… il y a plus à lire dans cette page que dans les autres pages du JDB !

 

Devant un tel désert de l’information…

 

Devant un tel désert de l’information, j’ai eu la curiosité de compter les mots : ça n’a pas été un long travail. Pour l’édito, 292 mots, pour « Folle de cours » (Ah la belle accroche !), 232, pour « les travaux, l’effort  continue », 95 et pour la liste des travaux de voirie, 235 mots. Soit un total de 854 mots !?  Comme élément de comparaison, j’ai compté 780 mots dans les tribunes des oppositions ! Cela représente plus de 91% des articles de la municipalité ! Ces chiffres mesurent le vide de l’information municipale, le gaspillage d’argent et la bêtise d’être passé à un rythme bimensuel…


Mais nous avons en plus, pour nous informer – c’est je crois, le but d’un bulletin municipal – des photos à foison : 8 pages de photos sans compter la couverture, soit un total de 32 photos, dont d’adorables chiens et chats ! A cela, il faut ajouter 5 pages de publicité.
Ce qui m’a paru le plus utile, c’est le calendrier que j’utilise avant d’en avoir un plus lisible. Calendrier malgré tout très cultuel avec le carême et l’avent indiqués ! Paris-Match avait inventé un slogan : « le poids des mots, le choc des photos » Je ne me prononcerai pas sur le choc des photos (bien que certaines…) mais pour le poids des mots, c’est léger, très léger… Mais reste le poids financier qui, lui, n’est pas léger. Elie Aboud parle « d’une centaine de milliers d’euros pour un journal municipal tous les 15 jours »  (JDB n°27) !

 

PS : Tiens, mon petit article compte 544 mots, c’est 63.7% du JDB n°26 (sans compter les tribunes des oppositions) ! Trop long pour le JDB, ça pourrait fatiguer les méninges des Biterrois…