Aux premières élections de la grande région (qui couvre un territoire grand comme la Belgique et a la population de la Finlande), les résultats du second tour ont vu la victoire du « vote utile » face au FN.

par Khan Did


La région Languedoc-Roussillon, qui était aux mains du pouvoir socialiste depuis 2 mandatures, s'est révélée comme singulièrement dangereuse puisque Georges Frêche, puis Christian Bourquin y avaient laissé la peau.
(Pour une analyse plus biterroise, reportez-vous à l’article de Didier, « Après les élections régionales »).


Sa gestion avait été particulièrement autocratique, et les choix imposés, comme le dernier, le Projet Aqua Domitia, qui arrosera au prix d'un coût pharaonique nos vignes pesticidées avec l'eau polluée du Rhône. Bonjour la formule de Pasteur, et la qualité Sud de France… Signalons aussi la gestion particulièrement calamiteuse du rail.


Soudain, une voix nouvelle s'est fait entendre, la voix de la solidarité, de la complémentarité des territoires, du maintien des services publics, de la gestion écologique de la région, dans le contexte des conséquences du réchauffement climatique et de la catastrophe du chômage. La voix du monde en commun, cette notion des communs qui se développe dans les différents pays en réaction à la privatisation à tout va, à la précarisation galopante, au repli sur soi, et à l'abandon de pans entiers de la société, de la santé, de l'éducation, des pauvres, des vieux, des jeunes en fin de scolarité.


Les solidaires, nouveaux venus, ont rassemblé malgré de faibles moyens, 10 % des voix. Espoir.
Mais, comme on pouvait s'en douter, au premier tour, le FN, qui prolifère sur l'injustice et la peur savamment cultivée et amplifiée depuis 2 mois, est arrivé en tête.

S'est alors imposé le « vote utile », pour « faire barrage »


Le total des voix de droite (FN + Union de la droite) a eu la majorité avec presque 55 % des voix, mais c'est la liste Union de la gauche, conduite par les socialistes encore, dont le caractère de gauche est plus que discutable, qui l'a emporté.
En somme, le même vieux pot pour mijoter la même vieille soupe.


Nous ne pouvons qu'espérer que la petite voix nouvelle dissidente se fera un peu entendre pour différer, innover, servir.
De toute façon, et par quelque canal que ce soit, la petite voix résonnera, pour rétablir l'espoir, la confiance et l'optimisme.