La fin de l'année 2015 et le début de l'année de 2016 ont vu dévoiler les fleurons de l'ultra-libéralisme tant vanté pour assurer la santé et le dynamisme de l'économie mondiale, horizon indépassable de la pensée humaine moderne et du bonheur des peuples, convenablement éduqués, car TINA : There Is No Alternative de Margaret Thatcher (il n'y a pas d'alternative).

par Khan did

Voici donc advenir :
- les frais de tenue de compte bancaires : « payez pour que nous jouions votre argent en bourse, licencions notre personnel, financions les projets climaticides et partions ouvrir plus d'agences dans les paradis fiscaux ».


- les logiciels falsifiant la mesure des quantités de carbone et de particules fines émises par les moteurs de nos divines voitures : « das auto », honte à l'Allemagne, mais utilisés aussi par les firmes françaises, que madame Royal avait exemptées par avance de tout soupçon, et toutes les autres… On appelle ça la concurrence libre et non faussée et c'est un mantra de l'Europe et de tous les traités de libéralisation.


- les livres absolutoires et annonciateurs du retour en politique de messieurs Cahuzac et Copé, qui surent si bien nous parler « les yeux dans les yeux » (et la main dans notre portefeuille).


- l'Everest des inégalités de revenus où 1 % de la population possède la moitié de la richesse mondiale.


- le PIB des Etats, non content d'être tiré par le commerce des armes (cf Hollande en Iran) comporte maintenant le produit de la vente de drogues et de la prostitution.


Nul doute que les jeunes, promis au chômage et dépouillés de tout regard sinon maîtrise de leur riant destin par les chantres de la social-démocratie « libre et non-faussée », vont se retenir de faire n'importe quoi, y compris de voter pour des partis populistes et se servir des belles armes françaises pour des actes peut-être un peu fous et violents.