Le lendemain de la tuerie de Charlie Hebdo, lors de la manifestation devant la Mairie, dédiée à l'indispensable rappel de la nécessité du « vivre ensemble » et de la non-stigmatisation, le Maire a été le seul à avoir un langage de haine en désignant une population comme coupable.

 

le maire de Béziers n'est pas CharlieEn célébrant la mémoire des tueurs de l'OAS ; 
En débaptisant une rue de la ville de son rappel de la fin de la cruelle guerre d'Algérie pour lui attribuer celui d'un membre du putsch des généraux en 1961 ;
En « libérant la parole » d'un très médiatique partisan de la déportation des Musulmans de France, - En armant les policiers municipaux au nom de la sacro-sainte « sécurité » sans mesures alternatives ; 
En célébrant en Mairie une fête chrétienne et une fête juive :
Le maire porte atteinte à la mémoire des journalistes assassinés et au respect de toute une population qui ne se reconnaît en rien dans cette barbarie et qui a peur. Il organise la guerre civile.
Il méprise les vraies racines du mal qui nous ensanglante, lui qui ne croit pas à la mixité sociale, lui qui s'assoit, après son prédécesseur, sur l'état de dégradation intolérable des écoles primaires de sa ville et les appels au secours d'enseignants lâchés par leur hiérarchie et leur mairie. Il ne veut pas voir nos enfants des quartiers abandonnés à toutes les sirènes malfaisantes, à défaut de respect et d'une éducation digne.
Car c'est par l'éducation, le respect, la prise en compte, le retour à la dignité et la sincère laïcité que passe le « vivre ensemble » qui est la raison d'être de la Cité.

C'est dur d'être aimé par des cons !


Si le Maire de Béziers choisit une autre voie, il n'aura jamais assez de chiens flics, de Taser et de langages de haine pour venir à bout de la guerre civile qu'il nous promet, et nul n'y gagnera.
Lui qui se proclame « ami des journalistes assassinés », voici la phrase bien connue de Cabu sur une caricature : « C'est dur d'être aimé par des cons ! »

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