Des camions sono en pagaille, des murs de son de plusieurs mètres de haut, des watts en veux-tu en voilà, des milliers de raveurs (8 000 selon les organisateurs), des arènes quasiment pleines… La deuxième Christ party de l'ère Ménard a battu tous les records d'audience dans les arènes de Béziers.

Par Didier

Elle est bien loin la Christ party semi clandestine de l'année dernière, organisée à l'arrache sans le consentement des maisons de production qui voyaient dans cette opération : « une récupération politique. » En ce mois d'août 2015, il n’est plus question de récupération mais de tradition.

Interrogés avant leur mise à mort, les taureaux ont beaucoup apprécié le joyeux happening branché et décontracté. Fort de ce succès populaire, on prête au Baron Noir la volonté de faire des Christ party traditionnelles :
- dans les écoles pour la rentrée,
- dans la mairie pour Noël,
- dans Pôle Emploi pour les chômeurs,
- dans les centres de rétention pour les immigrés,
- dans les prisons pour les détenus…

Des Christ party partout et pour tous ! C'est le nouveau panégyrique biterrois !

Il se dit quand même que des voisins se plaignent du son assourdissant des Christ party municipales. Ce qui semble poser un problème aux voisins des raves municipales, c'est le caractère subi et répétitif de l'évènement. Ils se demandent ce que font la justice et la police puisque plusieurs plaintes n'auraient pas abouti. Interrogés, ils se disent otages d'un totalitarisme christique municipal.

"Le courage n'a pas manqué pour ces quatre militants laïques qui ont le courage de rappeler les obligations laïques d'une Mairie républicaine"