Les aventures du baron noir : le baron noir lave plus blanc

Le baron noir n'arrête pas de faire le ménage sur sa ville. Après le linge aux fenêtres, les paraboles, les mineurs seuls le soir, les pauvres, les musulmans, les 64 % de prénoms étrangers.


Le baron noir

Voilà donc notre premier édile qui chasse de « sa mairie » des journalistes qui refusent de faire allégeance et qui venaient tenter d'établir un code de bonne conduite à défaut de bonne communication. L'entretien prévu de longue date aura duré 7 minutes, 7 minutes qui furent ponctuées de délicatesses du style : « sous-presse »,  « sortez de ma mairie » etc.

Le désir inavoué du baron noir doit être de faire partir de sa ville tout ce qui ne lui ressemble pas. La liste commence à devenir longue. Dans les classiques du genre, il manque les juifs, mais le début de l'affaire Cyrulnik (départ de Béziers de l'Institut de la petite enfance géré par le neuropsychiatre) va très vite boucher le trou.

Au final, le baron noir nous sert version XXL le vomi habituel de l'extrême droite : du rejet, encore du rejet, toujours du rejet. Comme ses petits camarades qu'il dit ne pas fréquenter, le baron noir ne vise qu'à laver plus blanc, encore plus blanc, désespérément tout blanc.

À l'essorage final, il ne restera plus que ses commanditaires du Bloc identitaire, de l'Opus Dei et de Civitas. Si ça venait à être le cas, Béziers serait tout blanc, mais bien triste.