Après un an de règne, le problème municipal de la virilité se pose avec autant d'acuité.
On n'a pas oublié le gros Beretta des gardiens de la paix, l’« ami de la police ». En mai, dans le JDB, une série télévisée faisait naître la nostalgie de l'époque de la prohibition avec « son machisme », ses whiskies bien tassés et ses gros cigares.

Le premier numéro de juin expose en couverture Pierre Augé affalé dans son canapé, lunettes noires, ballon de cognac, gros cigare.,regrettant que les soupçonneux d'une instrumentalisation de sa gloire télévisuelle «  n'aient pas les couilles de venir le  (lui)  dire en face » .
Plus loin, est vanté à l'appui de la « libération de l'histoire » suggérée par l'image page précédente de bronzés tâtant les dents d'une belle esclave blanche, un prof « qui ose tout dire » : « Dans un monde châtré, moi je parle viril ». Belle promesse de compétence !

En somme, si on comprend bien, le problème de Béziers ne se situe pas dans sa pauvreté, son chômage, sa désespérance, son centre-ville abandonné, mais en un endroit précis de l'anatomie de certains de ses mâles.
C'est ce qu'on appelle le petit bout de la lorgnette...