Nabila en petite culotte, Nabila gonfle, dégonfle, regonfle ses attributs mammaires, Nabila en prison, Nabila à la télévision, Nabila sur internet, Nabila, Nabila, Nabila ...Sur la toile, dans le maelström de l'info­com, difficile d'exister pour les personnes en mal de reconnaissance.

Aussi, les prétendant(e)s se lancent, à travers une mise en scène d'un corps toujours plus dénudé, mis à contribution au profit du profit, dans un concours de celui et celle qui aura la plus grosse.

 

Aujourd'hui la politique définitivement muée en club de gestion de communication, procède du même mode. Artifices, promesses, mensonges, une surenchère de communication qui, fidèle à son essence, en promet beaucoup, avec au final des résultats qui appauvrissent la pensée (TF1 et le temps de cerveau disponible),  à l'auto­célébration répétitive.

 

Parce que aqui es Besièrs.

mamelles

 

À Béziers nous faisons mieux que partout ailleurs, c'est un peu normal parce que aqui es Besièrs. Certes me direz-­vous, mais c'est un peu court, ce à quoi je vous répondrai, mais que voulez-­vous ? De la starlette aux boutures nichonesques ? De la poupée aux courbes chirurgicalement esthétisées ? Non, je vois, vous voulez de la pépée, de la vraie, de la qui a procédé à une inversion proportionnelle de sa cervelle au profit de ses mamelles.

 

Et bien à Béziers nous avons!

 

Oui nous avons nous aussi nos deux fières mamelles. De fières mamelles qui menacent d'écraser la ville : la sécurité à outrance et la religion à outrance. Et qui promène fièrement ses attributs électoraux là, de studio en radio, de journal municipal payé par les habitants en titre de presse grand public ? Mais oui, enfin, qui, qui, qui, qui est derrière ces prothèses politiques low­cost ?

Ben c'est notre starlette à nous, le Roberto, qui vient, qui va, qui se dandine par­-ci, s'offusque par-là, promet beaucoup mais agit peu, à part pour sa ré­élection dont la campagne a déjà commencé depuis le premier numéro du Pif municipal. Jamais avare de plan­com graveleux et en bon professionnel d'agit­prop, le Roberto, il sait s'y prendre. Vas-­y que je te flatte ce bas instinct là avec une belle merde affichée en pleine page du prospectus municipal. Objectif extase ? Pas de souci, alors vas-­y que je te fais monter la pression avec un gros plan salace du joujou municipal bien dressé sur sa sucette d'affichage.

 

Vous en voulez encore, hein ?

 

Little Bob

Alors là, le Roberto, le brun aux joues, il ne fait plus dans la demi­-mesure. Il a le coup de poignet convaincant, et les gémissements nostalgiques ; non vraiment n'en jetez plus, rue du 19 mars 1962 avec Roberto, c'est l'érection générale de drapeaux et d'oriflammes. Engagé dans une course à la communication qui ne laisse plus personne dupe quant à ses véritables aspirations, adoubé par la caste au borgne gourou et investi de sa flamme mortifère, Roberto est désormais obligé de répondre à son propre défi de surenchère en communication.

C'est dit et assumé, le Roberto avec ses gros bonnets et ses grosses envies il veut du score et pour ça, prêt à tout, le Roberto n'hésite pas à enlever le cerv­haut.