Les aventures du baron noir : Tome 22. Le catcheur biterrois des plateaux politiques télés, "Le Baron Noir", n'est pas en manque de combats. Après avoir lutté contre le linge aux fenêtres, les paraboles, les kebabs, pour l'armement de la police municipale, pour la création d'une milice patriotique . . .

Par Didier

Le célèbre catcheur des allées Paul Riquet s'attaque aux déjections canines. Pour mémoire, un précédent combat contre les crottes de chien avait été annulé le 30 novembre dernier par la perfide cour d'appel de Marseille. Cette fois ci, un nouveau combat contre les mêmes crottes de chien est programmé par le conseil municipal via l'arrêté municipal 534 du 14 mars dernier.

cherchelamerde1Ce nouveau combat, toujours soumis à une autorisation préfectorale, aurait lieu à domicile sur les allées Paul Riquet en face des fenêtres de l'appartement présidentiel biterrois. Le principal sponsor serait le laboratoire Bordelais ANIMAGENE grand préleveur d'A.D.N qui a signé un marché à hauteur de 120 000 euros avec la municipalité et prévu un spectacle à la taille du Baron Noir : - l'arrivée en tyrolienne sur le ring du catcheur depuis les fenêtres de son appartement, - la bande son originale du film '' Rambo '' déversée par des murs d'enceintes, - une messe en plein air pour celles et ceux qui un jour dans leur vie ont eu le malheur de marcher sur une déjection canine . . . Après le combat, au moment de la victoire finale de l'ordre et de la propreté sur le néant malodorant , il se murmure que les propriétaires de chiens de toute la ville, initialement parqués sur les Allées, seraient obligés de faire hurler leur chien à la mort.

La police municipale aurait pour ordre d'abattre sur place les chiens et les propriétaires récalcitrants.


Lors du défilé de la victoire entre les Allées et la mairie, une haie d'honneur de crottes de chien factices de taille humaine déclameraient : "Ave Caesar, morituri te salutant ". (Ave César, ceux qui vont mourir te saluent). La main droite tendue en l'air, la main gauche frappant le cœur. Si ce spectacle, (payé comme le laboratoire et les procès déjà perdus par les contribuables biterrois) est une nouvelle fois condamné en justice, les badauds qui croisent le Baron Noir quand il promène son chien sur les Allées, risquent de ne pas reconnaître le célèbre catcheur qui fait la réputation de leur ville. Le Baron Noir resterait alors un insigne passant qui promène son chien en l'appelant : " mon chéri " (c'est véridique !) et ramasse (peut-être ?) ses déjections.