Chi Chi Pom Pom remporte donc la députation avec 22 % des voix des électeurs inscrits. Les citoyens de la sixième circonscription vont donc découvrir en pleine lumière celle qui jusqu'à présent jouait, dans l'ombre d'un relatif anonymat, l'égérie de son mari. Ils vont découvrir une grande bourgeoise parisienne très BCBG dont on peut anticiper le futur télescopage avec la plèbe biterroise.

Par Didier,

Une chose est de parader dans les soirées branchées d'Oz ta Droite entre mondains, autre chose est de tenir une permanence où toute la misère du monde va se déverser sur les escarpins de la first lady du biterrois.

L'histoire ne dit pas encore si le baron noir a rendu service à sa moitié en la poussant vers la députation au lieu d'y pousser un anonyme qu'il aurait télécommandé.

4emmenarde

Une chose est de refaire un monde blanc marial dans des cercles très restreints (prêtre privé, catholiques intégristes, Civitas, Opus Dei. . .), autre chose est de discourir sur tout, en permanence sous les projecteurs, les caméras et les micros.

Pour les électeurs, la question super banco devient : comment Chi Chi Pom Pom va composer avec les charretiers et les charretières du FN à l'Assemblée et comment Chi Chi Pom Pom va gérer son aversion pour la populace qui est sa base électorale sur la circonscription ?

Avec son machisme identitaire, le baron noir peut incarner celui qui en a, pour dire haut et fort ce que les fachos pensaient tout bas. Il colle en cela à l'image du chef qui sait et qui dit pour les autres.

Pas sûr que les bondieuseries de Chi Chi Pom Pom passionnent plus que les initiés !

La campagne éclair menée discrètement en 15 jours sous le seul nom de famille a assuré l'élection mais elle n'a pas dépassé les contradictions initiales.

Celles-ci vont revenir maintenant sous forme de boomerang.

D'autant plus que l'extrême droite biterroise déjà fatiguée par les colères et les oukases du caudillo local voit avec une relative inquiétude arriver son double et craint l'embellie dictatoriale du couple présidentiel biterrois.

Mais nous, à la différence d'eux, on peut dire : Un Menard, c'est pas la joie, Deux Ménards, bonjour les dégâts !