Edito

50 ans de feria à Béziers . . . le dossier

1editorialLes 50 ans de la feria à Béziers méritaient un dossier car ce rassemblement (qu'il soit apprécié ou pas) façonne l'identité biterroise. Identité tauromachique bien sûr, mais pas seulement. Les identités sont des constructions, elles ne sont jamais neutres, elles sont toujours en mouvement. Elles sont façonnées par les humains qui les utilisent, façonnées par les politiques publiques qui les financent. C'est pourquoi dans ce dossier nous vous proposons de nous interroger sur les identités fabriquées pendant le temps de la feria. 

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La Ligue des Droits de l'Homme nationale a rendu les conclusions de l’enquête qu’elle a elle-même menée suite à la faillite des pouvoirs publics qui viennent de classer sans suite la mort de Rémi Fraisse.

par Didier

 

un an apres la mort de Remi


Le rapport1 s'appuie sur des dizaines de témoignages d'agriculteurs, de manifestants, et sur tous les documents produits à l'issue de la mort de Rémi dans la nuit du 25 au 26 octobre 2014 sur le site du barrage de Sivens dans le Tarn. La L.D.H. fixe le point de départ du drame à la décision prise sans concertation de construire un barrage proposé, conçu et géré par la Compagnie des Coteaux de Gascogne, compagnie où siègent certains élus locaux impliqués dans la décision politique de construction du barrage. Le point de non-retour se situe dans la nuit du 25 au 26 octobre. Cette nuit- là, 703 grenades et 74 balles en caoutchouc sont tirées par la gendarmerie sur ordre du préfet, du ministre de l’Intérieur et du Premier ministre, grenades et balles qui sont classifiées comme armes de guerre. La L.D.H. fait état des consignes d’extrême fermeté données par Valls et Cazeneuve à toute la chaîne de commandement de la gendarmerie, fermeté qui visait à contrer la propagande de la droite, de l'extrême droite et de la FNSEA.

 

le corps n'a toujours pas été rendu à la famille


Dans ses conclusions, la commission citoyenne de la L.D.H. propose, dans des circonstances similaires, l'obligation d'aboutir à un jugement dans un délai de 3 mois dans le cadre d'une juridiction administrative. Elle propose aussi la mise en place d'une traçabilité des ordres donnés, l'interdiction des armes létales et la création d'un organe indépendant de contrôle dans les enquêtes impliquant policiers et gendarmes. Quand on sait que les conditions de la mort de Rémi viennent d'être classées sans suite et que le corps n'a toujours pas été rendu à la famille, nous pouvons remercier la L.D.H. du travail citoyen accompli en sa mémoire. Un travail fait à la place de Cazeneuve et Valls qui ont choisi, eux, que l'enquête ne débouche pas. Cette enquête citoyenne de la L.D.H. doit maintenant être reprise et ses préconisations débattues partout et par tous.  

 

1) Pour consulter le rapport : http://www.ldh-france.org/wp-content/uploads/2015/10/Rapport-Sivens.pdf