Edito

Bella Ciao, Béziers!

parisienAC'est la rentrée pour Envie à Béziers et l'occasion pour ce numéro 26 de vous présenter notre nouvelle formule, en attendant la refonte de notre site en 2019. Nous continuerons à faire paraître un numéro bimestriel et notre page sera alimentée régulièrement par des brèves sur l'actualité, les dessins de Clo et les annonces de l'agenda. Nous poursuivrons également notre collaboration avec Visa, cette ancienne association intersyndicale de vigilance contre l'extrême droite. La nouveauté c'est que nous publierons nos dossiers en décalé. Et à travers ces dossiers nous nous demanderons où en est notre ville de Béziers, où en est cette ville moyenne dirigée par l'extrême droite. Certains disent que Béziers va mieux. D'autres qu'à part une nouvelle pelouse et la grande roue rien n'a changé. On vous en dira plus sur notre prochain dossier consacré à la politique du cœur de ville. Pour ce numéro 26 il est beaucoup question d'écologie tant elle est préoccupante et aussi des fanfaronnades macroniennes ou ménardiennes, peu préoccupées du bien commun. Bonne lecture et Bella ciao, Béziers !

La Ligue des Droits de l'Homme nationale a rendu les conclusions de l’enquête qu’elle a elle-même menée suite à la faillite des pouvoirs publics qui viennent de classer sans suite la mort de Rémi Fraisse.

par Didier

 

un an apres la mort de Remi


Le rapport1 s'appuie sur des dizaines de témoignages d'agriculteurs, de manifestants, et sur tous les documents produits à l'issue de la mort de Rémi dans la nuit du 25 au 26 octobre 2014 sur le site du barrage de Sivens dans le Tarn. La L.D.H. fixe le point de départ du drame à la décision prise sans concertation de construire un barrage proposé, conçu et géré par la Compagnie des Coteaux de Gascogne, compagnie où siègent certains élus locaux impliqués dans la décision politique de construction du barrage. Le point de non-retour se situe dans la nuit du 25 au 26 octobre. Cette nuit- là, 703 grenades et 74 balles en caoutchouc sont tirées par la gendarmerie sur ordre du préfet, du ministre de l’Intérieur et du Premier ministre, grenades et balles qui sont classifiées comme armes de guerre. La L.D.H. fait état des consignes d’extrême fermeté données par Valls et Cazeneuve à toute la chaîne de commandement de la gendarmerie, fermeté qui visait à contrer la propagande de la droite, de l'extrême droite et de la FNSEA.

 

le corps n'a toujours pas été rendu à la famille


Dans ses conclusions, la commission citoyenne de la L.D.H. propose, dans des circonstances similaires, l'obligation d'aboutir à un jugement dans un délai de 3 mois dans le cadre d'une juridiction administrative. Elle propose aussi la mise en place d'une traçabilité des ordres donnés, l'interdiction des armes létales et la création d'un organe indépendant de contrôle dans les enquêtes impliquant policiers et gendarmes. Quand on sait que les conditions de la mort de Rémi viennent d'être classées sans suite et que le corps n'a toujours pas été rendu à la famille, nous pouvons remercier la L.D.H. du travail citoyen accompli en sa mémoire. Un travail fait à la place de Cazeneuve et Valls qui ont choisi, eux, que l'enquête ne débouche pas. Cette enquête citoyenne de la L.D.H. doit maintenant être reprise et ses préconisations débattues partout et par tous.  

 

1) Pour consulter le rapport : http://www.ldh-france.org/wp-content/uploads/2015/10/Rapport-Sivens.pdf