Edito

Hi hi hi oh oh oh ah ah

ugopalheta

Oh ! pardon, chers lecteurs d'Envie à Béziers. Un fou rire incompressible. Hi hi hi. Toute l'équipe voudrait vous souhaiter une belle....ha ha ha belle année 2019.... Ha ha ha Bon, il faut qu'on vous dise ce qui nous fait tant marrer. Ha ha ha Vous....vous avez vu.... Robert Ménard..... ? On veut dire Robert Ménard en gilet jaune !? Ha ha ha ça ne lui va pas du tout !

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Le capitalisme s'accommode mal des nomades et des migrants. Il préfère les travailleurs assujettis ou les pauvres ghettoïsés. La phobie des migrants et nomades n'a rien de moderne. Au-delà des agressions contre toutes les diasporas, une communauté : les Tziganes, a été victime de persécutions.

Par Didier,

En France avec Pétain, en Allemagne avec Hitler, retour vers le passé pour comprendre et éviter les enjeux du présent.
Acte 1 : légiférer et stigmatiser,
Au début du vingtième siècle, tous les états européens adoptent une législation spécifique de contrôle des populations. À cette époque le bohémien était considéré comme un migrant étranger. Pour faire face à ces premiers migrants la France avait crée une catégorie spécifique, celle des « nomades ». Les bohémiens, romanichels, gitans. . . étaient fichés dans le cadre d'une loi : celle du 16 juillet 1912. Cette loi restrictive légiférait sur l'exercice des professions ambulantes et la circulation des « nomades » car leur mode de vie était assimilé au vagabondage, à la criminalité et à l'asociabilité. En 1924, en France, 30 000 personnes relèvent de cette juridiction d'exception qui considère les nomades comme des étrangers criminels ou réputés dangereux. L'exemple législatif français sert de référence à de nombreux pays européens jusqu'au seuil de la seconde guerre mondiale

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Acte 2 : discriminer et interner.
Pendant l'occupation, la France du maréchal Pétain se met au diapason de la politique raciale nazi. Entre octobre 1940 et mai 1941 plus de 6500 nomades recensés par la loi de 1912 sont internés dans une trentaine de camps créés sur décision des nazis mais gérés par les autorités françaises. À la suite des lois de Nuremberg de 1935 sur « la citoyenneté du Reich » et la « protection du sang et de l'honneur Allemand » et dans le second volet des lois raciales, les nazis classent le 7 août 1941 les Tziganes dans la catégorie « des criminels irrécupérables », Himmler fait de plus une distinction raciale entre Tziganes et Tziganes métissés.


Acte 3 : éliminer et exterminer.
La déportation des communautés tziganes d'Allemagne est décidée le 16 décembre 1942. Les nazis étendent cette mesure à tous les pays européens qu'ils occupent. En février 1943 les déportations commencent à Auschwitz Birkenau pour les Tziganes Allemands. Dans ce seul camp de la mort 23 000 Tziganes seront exterminés. Le 23 mars 1943 les nazis lancent l'arrestation des Tziganes en France et en Belgique, deux pays qu'ils considèrent comme « une marche germanique ». Les familles arrêtées sont regroupées dans le camp de Malines, ville Flamande située entre Anvers et Bruxelles dans une antichambre des camps de la mort qui a joué le même rôle que le camp de Drancy en France. À leur arrivée dans les camps de la mort les Tziganes étaient immatriculés, tatoués, puis finalement exterminés parce qu'ils étaient jugés inaptes au travail. 

Dans la vie d'avant le fascisme ces mêmes Tziganes étaient musiciens, maquignons, étameurs, vanniers, forains, artistes de cirque. . . autant de métiers qui n'en étaient pas aux yeux des nazis et des premiers législateurs liberticides français.


Au moment où la même extrême droite brandit la théorie du grand remplacement et de la citadelle assiégée pour y opposer une nouvelle fois la pureté de la race, il faut lui rappeler comment quand elle était au pouvoir elle a géré la question des nomades et des migrants. Tout simplement pour ne plus lui faire confiance et ne pas recommencer !